ParlureQuébec.com: la richesse du français québécois

  • Accueil
  • Dictionnaire
  • Blogue
  • Traducteur normand

Glossaire du parler français au Canada (1930)

Le Glossaire du parler français au Canada est une oeuvre collective dont l'auteur est la Société du parler français au Canada. Elle a été fondée en 1902 par l'abbé Stanislas Lortie et le juge Adjutor Rivard.

Le Glossaire du parler français au Canada représente un travail remarquable. On ne se contente pas d'y décrire des mots et des sens canadiens et québécois, on y propose systématiquement des liens avec les parlers régionaux de France (Anjou, Berry, Normandie, Poitou, Picardie, Saintonge, etc.), l'anglais, le vieux français, etc. Ce dictionnaire possède quelques défauts, par exemple celui de décrire plutôt le français québécois que le français canadien, contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre. Mais la tâche était colossale et le résultat est pour le moins intéressant!

Contrairement à nos autres dictionnaires, notre version du Glossaire de la Société du parler français au Canada comporte quelques coquilles causées par une reconnaissance optique de caractères imparfaite (« Jrançaises » pour « françaises », par exemple). Si l'intérêt des internautes est au rendez-vous, nous verrons ce qu'il est possible de faire.

Pour effectuer une recherche simultanée dans les ouvrages que nous offrons, rendez-vous sur la page dictionnaire du site.

Sections du Glossaire du parler français au Canada

PAGE COUVERTURE

GLOSSAIRE

DU

PARLER FRANÇAIS AU CANADA

CONTENANT:

1° LES MOTS ET LOCUTIONS EN USAGE DANS LE PARLER DE LA PROVINCE DE QUÊBEC ET QUI NE SONT PAS ADMIS DANS LE FRANÇAIS D'ÉCOLE;

2° LA DÉFINITION DE LEURS DIFFÉRENTS SENS, AVEC DES EXEMPLES;

3° DES NOTES SUR LEUR PROVENANCE;

4° LA PRONONCIATION FIGURÉE DES MOTS ÉTUDIÉS;

ET PRÉPARÉ PAR

LA SOCIÉTÉ DU PARLER FRANÇAIS AU CANADA

AVEC LE CONCOURS

DE SES MEMBRES, DE SES CORRESPONDANTS ET DE SES COMITÉS D'ÉTUDE

QUÉBEC
L'ACTION SOCIALE (limitée)
103, RUE SAINTE-ANNE, 103
1930

Tous droits réservés.

PRÉFACE

Ce glossaire est l'oeuvre de la Société du Parler français au Canada.

Durant plus d'un quart de siècle, cette société a patiemment poursuivi les travaux entrepris au lendemain de sa fondation en 1902, travaux tous assortis au dessein que révèle déjà son nom et qui est l'étude, la défense et l'illustration du français écrit ou parlé dans la province de Québec. Mettant en oeuvre les moyens d'action que lui fournissait le concours de ses adhérents, elle a travaillé pour que cette langue s'épure, se corrige, reste toujours saine et de bon aloi; pour qu'elle vive, qu'elle évolue, en se pliant aux exigences de conditions nouvelles, mais naturellement, suivant les lois qui lui sont propres, sans rien admettre qui ne s'ajuste à son génie, sans jamais cesser d'être française dans les mots comme dans les tours; pour qu'elle s'étende aussi, mais sans heurter les ambitions légitimes, et dans le juste exercice de ses droits; pour que le verbe français, enfin, demeure l'expression des vertus de notre race.

Ce n'est pas le lieu de dire tous les soins que la Société a pris pour la réalisation de son programme, ni dans quelle mesure elle peut y avoir réussi; elle ne présente aujourd'hui que son oeuvre lexicographique.

C'est, en effet, à l'établissement d'un glossaire du parler franco-canadien qu'elle a dû s'employer d'abord. Cette entreprise était nécessaire pour atteindre le double but qu'elle se proposait: l'étude scientifique du langage de notre peuple, et la correction des fautes qui s'y trouvent. Le premier objet n'est pas moins pratique que l'autre. L'examen,au point devue purement philologique, d'une langue transplantée, située comme la nôtre dans des circonstances exceptionnelles, est utile en vue même de l'épuration de cette langue et du perfectionnement dont elle peut être susceptible. Ne faut-il pas connaître la valeur d'un produit phonétique, ou d'un substitut lexicologique, avant de le proscrire ou de lui accorder le droit de cité? Si l'on n'a pas soin de donner cette base à la correction du langage, on risque de tomber dans les excès d'un purisme exagéré ou d'une barbarie sans contrainte, Pour se livrer à ces études nécessaires sur notre parler, il fallait d'abord, avec méthode, en recueillir les éléments; et la Société entreprit de faire le relevé des formes de langage qui caractérisent le français du Canada.

Ce n'était pas une initiative nouvelle; la Société aime à rendre un juste tribut d'hommage à ceux qui, avant elle, y avaient travaillé. Maguire, Meilleur, Gingras, Caron, Buies, La Rue, Dunn, Sulte, James Roy, Maximilien Bibaud, Tardivel, Manseau, Legendre, Paul de Cazes, Faucher de Saint-Maurice, Lusignan, Fréchette, Clapin, Rinfret, ont été nos devanciers. Leurs efforts ont inspiré notre oeuvre. Mais nous ne pensons pas qu'ils aient tout fait et qu'après eux il n'y ait plus qu'à glaner. Eux-mêmes le savaient bien, et que leurs travaux n'étaient pas complets, et que la tâche n'était pas finie. Ils accomplissaient ce que les circonstances peu favorables leur permettaient; ils se disaient sans doute que d'autres viendraient qui pousseraient plus loin l'entreprise. En effet, les belles études de la philologie romane permettent aujourd'hui de porter sur les phénomènes linguistiques un jugement plus sûr, alors que cette science, au jour où nos prédécesseurs écrivaient, ne fournissait sur plus d'un point que des solutions incertaines, souvent erronées.

Quant au relevé des mots franco-canadiens, si nous croyons l'avoir fait plus complet et plus sûr, c'est que nous disposions de moyens que n'avaient pas nos devanciers. Pour mener à chef la vaste enquête que la Société inaugurait en 1902, et qu'elle a poursuivie sans relâche pendant vingt-cinq ans, elle a pu profiter du concours persévérant et dévoué de ses correspondants. Au nombre de plus de deux cents, distribués dans toutes les parties du pays, ils exploraient chacun leur région, notaient les mots, les acceptions, les prononciations caractéristiques, dressaient des listes d'expressions entendues, établissaient même des lexiques locaux, et fournissaient ainsi aux comités d'étude de la Société des matériaux si nombreux qu'un seul explorateur n'aurait jamais pu en recueillir autant. Le travail que nous présentons au public repose sur plus de deux millions d'observations ainsi faites, et qui couvrent tout le territoire de la province de Québec.

Il convient peut-être, ici, de remarquer que c'est, en effet, à ce territoire seulement que notre enquête se rapporte, de sorte que les mots « au Canada », dans le titre du Glossaire, pourraient se lire: « au Bas-Canada ». Nous n'avons relevé aucune des particularités qui peuvent s'être introduites dans le langage des groupes situés à l'ouest de notre province, non plus que les formes caractéristiques du parler des Acadiens. De ces dernières, plusieurs ont cependant pénétré chez nous, et nous les avons notées; mais l'acadien proprement dit occupe une aire spéciale dans les provinces de l'est, et mérite d'être étudié à part. Nous considérons que le parler du groupe plus considérable des Canadiens français, habitants de la province de Québec, peut être dit proprement le français du Canada. C'est pourquoi nous maintenons tel quelle titre de notre Glossaire.

Ajoutons enfin que les diverses observations recueillies comme nous venons de le dire ont été soigneusement contrôlées; la Société n'a voulu admettre dans son Glossaire que les formes dont plusieurs témoins surs et compétents attestaient l'usage courant.

Il serait sans doute inutile de décrire comment chacun de ces mots a ensuite été étudié dans ses origines possibles, son histoire, sa signification, puis enregistré avec les notes qui ont paru propres à en faire connaître le caractère et la valeur. Nombre de termes et de sens qui nous avaient été signalés, et qu'on trouve aussi dans des glossaires canadiens déjà parus, ont été éliminés: ils appartiennent au français d'école. Car notre Glossaire a ceci de particulier, et qui le distingue de certains lexiques des parlers de France, il ne renferme pas tout le vocabulaire de notre peuple. Notre parler, on l'a souvent démontré, est un français régional, où se rencontrent, comme dans toute langue populaire et surtout dans toute langue transplantée, des archaïsmes, des formes dialectales et des néologismes. Mais, parce qu'il est essentiellement français dans son fonds, il eût fallu, pour en donner le lexique complet, transcrire d'abord presque tout le dictionnaire officiel; nous n'avons donc enregistré que les formes particulières qui, n'appartenant pas à la langue académique d'aujourd'hui, donnent au parler populaire et familier de chez nous son cachet particulier. « Dans tout pays civilisé, écrit justement M. Henri Bauche (in : Le Langage populaire (ouvrage couronné par l'Académie française), Paris, 1928, p. 17.), il existe, indépendamment des argots divers, des patois locaux et des dialectes provin­ciaux, deux façons principales et distinctes de parler l'idiome national, La première, suivant le pays, la race, la nature de la langue, l'écriture, les moeurs, la civilisation, doit être nommée langue écrite, ou correcte, ou classique, ou littéraire, ou officielle, ou académique; tandis que la seconde sera qualifiée, selon le cas, de langue perlée, ou populaire, ou vulgaire.» C'est la langue parlée, et parlée par le peuple, que nous étudions dans ce glossaire; et nous y relevons seulement ce qui n'a pas été ou n'est plus admis dans la langue académique.

Est-ce à dire que rien de ce qui est enregistré dans le Glossaire ne puisse être considéré comme français? Loin de là. Un mot peut avoir de la naissance, être d'une bonne langue, et cependant n'être pas académique. Toute l'a langue française n'est pas dans les dictionnaires officiels. Ceux-ci ont l'usage pour règle; mais « Un mot n'est pas mort, parce que nous ne remployons plus », dit l'Académie française même; il est des termes « que nous avons délaissés, mais qui n'en mut pas moins partie des meilleures et des plus durables richesses de notre langues». Aussi Ëmile Faguet soutenait-il que la langue française du Canada « a toutes les chances du monde d'être excellente, parce qu'elle se compose d'archaïsmes» (Voir Bull. du Parler Français, vol. 1, p. 86.) Et parmi les mots qui sont nouveaux ou que nous tenons des dialectes français, n'yen a-t-il point aussi de bonne venue et qui mériteraient 'd'être favorablement accueillis?

Nous n'entendons pas porter un jugement sur chacun des mots inscrits au Glossaire; nous laissons ce soin au lecteur, après lui avoir fourni les éléments qui permettront à son bon goût de se prononcer. En feuilletant ce volume, les uns chercheront à s'assurer de la légitimité d'un archaïsme ou de quelque produit nouveau; d'autres se plairont plutôt à y relever la trace des dialectes d'oïl; celui-ci s'en servira pour corriger son langage, celui-là, pour l'enrichir; plusieurs, peut-être, se contenteront du plaisir qu'on éprouve à écouter les sons savoureux d'un parler du terroir français ... Nous ne prétendons dieter à personne le meilleur usage à faire de notre glossaire.

Il nous paraît certain, cependant, qu'on y prendra une idée plus juste du caractère essentiel de notre parler populaire. C'est la langue de l'Ile-de-France, telle qu'elle était déjà répandue dans les provinces du centre, du nord et de l'ouest, lors des grandes émigrations en Amérique; nos pères, Venus de ces régions, nous l'ont léguée, et nous l'avons conservée, avec certaines partcularités provinciales, qui, légitimes ou irrégulières, n'attestent pas moins que les archaïsmes la survivance chez nous du génie de l'idiome.

A ceux qui ont quelque souci de leur « parlure », ce glossaire permettra, nous l'espérons donc, de faire le départ de ce qui est bon et de ce qui l'est moins; au besoin, il leur fournira l'équivalent des expressions à proscrire, des anglicismes surtout. Il sera utile aussi à ceux qui pensent que notre langue littéraire s'enrichirait heureusement de quelques termes pittoresques, qui ont de la naissance, et qui conviennent à l'expression des choses de la vie canadienne.

Il est peut-être bon d'en prévenir le lecteur, la Société du Parler français au Canada n'a pas la prétention d'avoir fait une oeuvre définitive. Le lexique d'une langue vivante n'est jamaîs complètement établi: quand on l'a fini, c'est déjà l'heure de le recommencer. A la confection de celui-ci, nous avons apporté beaucoup de soin; mais que de lacunes encore, que d'erreurs peut-être! Aussi, de ce qu'un mot ne se trouve pas dans notre répertoire, on ne devra pas conclure nécessairement qu'il est français: il a peut-être passé inaperçu. De même, qu'on prenne garde qu'une expression peut fort bien se rattacher au vieux français ou à quelque dialecte, quoique sa source ne soit pas indiquée: sa provenance a pu nous échapper. De quelque nature que soient les omissions ou les erreurs, les rédacteurs du Glossaire seraient heureux si le lecteur averti voulait bien leur signaler celles qu'il découvrira.

Avant de finir, la Société du Parler français au Canada se fait un plaisir d'adresser l'hommage de sa vive gratitude à ceux qui lui ont prêté leur con­cours, comme à ceux qui ont collaboré à cet ouvrage. Elle tient particulièrement à consigner ici les remerciements qu'elle doit au Gouvernement de Québec, qui a généreusement mis à sa disposition une bonne partie des ressources dont elle avait besoin pour publier le Glossaire.

Adjutor RIVARD, ancien secrétaire général,

Louis-Philippe GEOFFRION, secrétaire général.

MANIEMENT DU GLOSSAIRE

I - DISPOSITION DE LA MATIÈRE

Les mots relevés, à l'exception de ceux qui ne sont pas francisés, ont été orthographiés, autant que possible, suivant les règles ou l'usage ordinaire de la langue française. Ainsi, on a écrit: talle (non pas tale), parce que le sens canadien de ce mot est évidemment une extension du sens français de talle; trâlée (non pas trâlé), parce que, dans la formation des substantifs, le suffixe ée sert à exprimer une idée de collectivité; une bâtée (non pas une beauté), parce que cette locution paraît se rattacher à l'ancienne expression une boutée; poutine, parce que l'anglais pudding a pris cette forme en se francisant chez nous; shed, jam, parce que ces mots sonnent encore comme de l'anglais et qu'il convient, en conséquence, de ne pas leur donner une forme française.

Dans l'étude des mots relevés, on a suivi l'ordre alphabétique.

A côté du mot étudié, qui sert de titre il chaque article, ont d'abord été inscrites sa prononciation populaire en signes phonétiques et la catégorie grammaticale à laquelle il appartient. Puis, en autant de paragraphes distincts, se trouvent définies les différentes acceptions du mot ainsi que les locutions proverbiales où il entre, et chaque définition est généralement suivie d'un ou de plusieurs exemples en langage franco-canadien, traduits, quand il y a lieu, en français académique et destinés à rendre cette définition plus sensible. Enfin, sous chaque paragraphe consacré à la définition d'une acception ou d'une locution, sont placées les notes qu'on a pu recueillir dans l'ancien français, dans les parlers provinciaux, dans la langue du bon usage, dans le franco-canadien, dans l'anglais d'Europe ou d'Amérique, sur l'emploi ou sur la provenance de ce mot ou de cette locution.

Ces notes ont été distribuées sous les titres Vx fr. (vieux français), Dial. (dialectes), Fr. (français), Can. (canadien) ou Étym. (étymologie), selon le cas. Mais il ne faudrait pas prendre les termes vieux français et dialectes au sens que les linguistes leur attribuent d'ordinaire. Il n'est pas toujours facile de constater si un mot a été employé dans le dialecte qui est devenu la langue française, ou seulement dans un des dialectes tombés à l'état de patois: certains dictionnaires de l'ancien français enregistrent indistinctement les mots des différents dialectes de la langue d'oïl; d'autre part, dans les provinces, beaucoup de mots et de locutions ont cours qui ne sont pas des débris des anciens dialectes, mais tout simplement des archaïsmes de la langue officielle. Pour n'avoir pas à trancher ces difficultés, on s'est résigné à donner pour du vieux français tous les mots et toutes les locutions qu'on a relevés dans les lexiques de l'ancienne langue ou qui paraissent sortis de l'usage, et pour dialectaux les termes et les expressions qu'on a trouvés dans les glossaires des parlers provinciaux. Au reste, le principal dessein des notes est de rattacher à quelque idiome de France les vocables et les tours particuliers de notre langage populaire ou familier, et il importe peu que cet idiome soit celui de Paris ou celui d'un e province, pourvu qu'il soit de France; c'est aussi ce qui a induit les rédacteurs à ne donner l'étymologie que de quelques canadianismes, des anglicismes surtout.

Il convient d'en avertir ici le lecteur, chaque note doit se lire indépendamment de celles qui la précèdent ou la suivent; de plus, les mots en italiques, dans les exemples qui n'ont pas été traduits, ne sont pas toujours les seuls qu'il y ait lieu de corriger; enfin, les définitions que contiennent les notes Ou qui, assez souvent, accompagnent les équivalents français des mots étudiés, ont été empruntées pour la plupart, tantôt aux glossaires des parlers provinciaux, tantôt aux lexiques du bon usage.

II - FIGURATION DE LA PRONONCIATION

Les mots étudiés dans le Glossaire sont des mots parlés. On a cru utile de les transcrire en orthographe vulgaire; mais cette transcription n'est souvent qu'approximative. Seule la transcription phonétique pouvait faire connaître la forme véritable de ces mots, et c'est pourquoi on en trouvera la prononciation figurée à côté de la transcription en orthographe vulgaire.

Les diverses formes que les mots prennent dans la bouche des Canadiens français de la province de Québec n'ont pas toutes été notées. On a relevé surtout les prononciations qui tendent à former des substituts lexicologiques, ou qui se rattachent à des phénomènes semblables dans les parlers anciens, régionaux ou populaires de France. Quant aux déformations qui semblent de règle dans nos parlers, on s'est contenté de les indiquer de façon générale. (Voir, par exemple.Ies articles Ar, Be, Isse, du Glossaire.)

L'alphabet phonétique employé pour la figuration de la prononciation est celui qu'a adopté depuis longtemps la Société du Parler français au Canada. Il a été établi d'après le système de transcription de Gilliéron et de Rousselet, les signes de quantité seuls ayant été empruntés à l'alphabet de l'Association phonétique internationale. Le maniement en est facile et l'apprentissage s'en fait rapidement. Voici les lettres et les signes qui ont servi à la transcription phonétique.

Lettres Jrançaises.- Les lettres a, e, i, o, u, b, d, j, i. k, l, m, n, p, r, t, v, z, ont la même valeur qu'en français.

g = g dur (gateau) ; s = s dure (sa) ; oe = eu français (heureux) ; w = ou semi-voyelle (oui) ; y = i semi-voyelle (pied); w = u semi-voyelle (huile); ë = e féminin (je); h marque l'aspiration.

Lettres nouvelles.- u = ou français (coucou); c = ch français (chez).

Signes diacritiques.- Un demi-cercle au-dessous d'une consonne indique que cette consonne est mouillée: k (son voisin de k + y), g (son voisin de g + y), fJ (gn français de agneau).- Un point au-dessous d'une consonne indique que cette consonne est prononcée la langue entre les dents: t, d (sons voisins de t + s, d + z ; c'est le t et le d sifflants canadiens de ti, du).

Les voyelles sans signe de quantité ou de qualité sont indéterminées (tantôt ouvertes, tantôt fermées) ou moyennes: a (a de patte), e (e de péril), o (o de botte) oe (eu de jeune).- Les voyelles marquées d'un accent aigu sont fermées: a (a de pâté), é (e de chanté), o (o de pot), lB (eu de eux).- Les voyelles marquées d'un accent grave sont ouvertes: à (a de il part), è (e de père), à (0 de encore), oe (eu de peur).- Les voyelles surmontées d'un tilde sont nasales: ã (an de sans), ê (in de vin,), õ (on de pont), õe (un de lundi).- Suivies d'un point supérieur, les voyelles sont brèves: a, ï, etc. ; de deux points, elles sont longues: a:, i:, etc.

Il n'y a pas de lettres muettes dans la prononciation figurée; chaque son n'est représenté que par une lettre, et chaque lettre ne représente qu'un son.

III - ABRÉVIATIONS

  • absolt = absolument.
  • adj. = adjectif.
  • adj. dém. = adjectif démonstratif.
  • adj. indéf. = adjectif indéfini.
  • adj. num. = adjectif numéral.
  • adj. part. = adjectif participal.
  • adj. poss. = adjectif possessif.
  • adjt = adjectivement.
  • adv. = adverbe.
  • ang. = anglais (d'Europe ou d'Amérique).
  • art. = article.
  • can. = canadien.
  • cond. = conditionnel.
  • conj. = conjonction.
  • dial. = dialecte.
  • Dict. gén. = Dictionnaire général de Hatzfeld et Darmesteter.
  • dim. = diminutif.
  • étym. = étymologie.
  • ex. = exemple.
  • ext. = extension.
  • f. = féminin.
  • fam. = familier.
  • fig. = figuré, figurément.
  • fr. = français.
  • fut. = futur.
  • gén. = général.
  • imp. = imparfait. impêr. = impératif. impers. = impersonnel. ind. = indicatif.
  • inf. = infinitif.
  • interj. = interjection. intr. = intransitif. inv. = invariable. lac. = locutjon.
  • loc. adj. = locution adjective.
  • loc. adv. = locution adverbiale.
  • loc. conj. = locution conjonctive.
  • loc. interj. = locution interjective.
  • loc. prép. = locution prépositive.
  • loc. verb. = locution verbale.
  • m. = masculin.
  • m. s. = même signification ou prononciation.
  • p. = page.
  • parf. = parfait.
  • part. = participe.
  • pers. = personne.
  • pl. = pluriel.
  • pop. = populaire.
  • prép. = préposition.
  • prés. = présent.
  • pron. = pronom.
  • pron. dém. = pronom démonstratif.
  • pron. indéf. = pronom indéfini.
  • pron. interr. = pronom interrogatif.
  • pron. pers. = pronom personnel.
  • pron. poss. = pronom possessif.
  • pron. rel. = pronom relatif.
  • prop. = proprement, au propre.
  • s. = substantif.
  • s. f. = substantif féminin.
  • s. m. = substantif masculin.
  • sing. = singulier.
  • spécialt = spécialement.
  • subj. = subjonctif.
  • t. = terme.
  • v. = voyez.
  • v. aux. = verbe auxiliaire.
  • v. impers. = verbe impersonnel.can. = canadien.
  • v. intr. = verbe intransitif.
  • v. pron, = verbe pronominal.
  • v. tr. = verbe transitif.
  • vx fr. = vieux français.

BIBLIOGRAPHIE

Voici la liste des principaux ouvrages qui ont été consultés pour la préparation du Glossaire :

Sur l'ancienne langue:

  • BOS, Glossaire de la langue d'oïl (XIe -XIVe siècle), 1891;
  • ROQUEFORT, Glossaire de la langue romane, 1808-1820, 3 vol.;
  • HIPPEAU, Dictionnaire de la langue française au XIIe et au XIIIe siècle, 1873;
  • Du CANGE, Glossaire françois, 1879;
  • BOREL, Dictionnaire de vieux françois, 1882;
  • LACOMBE, Dictionnaire du vieux langage françois 1766, 2 vol.;
  • LA CURNE DE SAINTE-PALAYE, Dictionnaire historique de l'ancienne langue françoise, 1875-1882, 10 vol.;
  • GODEFROY, Dictionnaire de l'ancienne langue française, 1881-1902,10 vol.;
  • BONNARD et SALMON (GODEFROY), Lexique de l'ancien français, 1901;
  • SAINÉAN, la Langue de Rabelais, 1922, 2 vol.;
  • LALANNE, Lexique des oeuvres de Brantôme, 1880;
  • MELLERIO, Lexique de Ronsard, 1895;
  • TALBERT, du Dialecte blaisois et de sa conformité avec l'ancienne langue et l'ancienne prononciation française, 1873;
  • THUROT, de la Prononciation française depuis le commencement du XVIe siècle, 1881, 2 vol.;
  • BRUNOT, Histoire de la langue française, t. I, II.

Sur la langue du XVIIe siècle:

  • OUDIN, Curiositez françoise pour supplément aux dictionnaires, 1656;
  • RICHELET, Dictionnaire françois, 1706;
  • FURETIÈRE, Dictionnaire universel, 1727, 4 vol.;
  • MÉNAGE, Dictionnaire étymologique, 1750, 2 vol.;
  • HUGUET, Petit glossaire des classiques français du X VI r siècle, 1910;
  • CAYROU, le Français classique. Lexique de la langue du XVIIe siècle, 1923;
  • LIVET, Lexique de la langue de Molière, 1895-1897,3 vol.;
  • Collection des grands écrivains de la France (Lexiques de La Fontaine, de Retz, de Racine, de Corneille, de La Bruyère, de La Rochefoucauld, de Mme de Sévigné);
  • VAUGELAS, Remarquee sur la langue française, éd. Chassang, 2 vol.;
  • HAASE, Syntaxe française du XVIIe siècle, trad. d'Obert;
  • BRUNOT, Histoire de la langue française, t. III, IV;
  • THUROT, de la Prononciation française depuis le commencement du XVIe siècle, 1881, 2 vol. ;
  • ROSSET, les Üriqines de la prononciation moderne étudiées au XVI L" siècle, 1911.

Sur la langue d' aujourd' hui:

  • Dictionnaire de l'Académie française, 7e éd., 1877,2 vol.;
  • LITTRÉ, Dictionnaire de la langue française, 4 vol. et supp.;
  • BESCHERELLE, Nouveau dictionnaire national, 3e ed., 4 vol.;
  • GUÉRIN, Dictionnaire des dictionnaires, 6 vol. et supp.;
  • DUPINEY DE VOREPIERRE, Dictionnaire français illnstré; 2 vol.;
  • LARIVE et FLEURY, Dictionnaire des mots et des choses, 3 vol.;
  • HATZFELD et DARMESTETER, Dictionnaire général de la langue française, 2 vol.;
  • Nouveau Larousse illustré, 7 vol. et supp.;

Sur le langage populaire:

  • (D'HAUTEL), Dictionnaire du bas-langage, 1808;
  • (CANCARNAUX), Dictionnaire du langage vicieux ou réputé vicieux, 1835; TIMMERMANS, Dictionnaire étymologique de 1001 expressions, 1903;
  • SAINÉAN, le Langage parisien au XIXe siècle, 1920;
  • BAUCHE, le Parler populaire, 1920;
  • LARCHEY, Dictionnaire d'argot, 1880 ;
  • SAINÉAN, l'Argot ancien, 1907;
  • AGNEL, de l'Influence du parler populaire sur la forme de certains mots de la langue française, 1870;
  • BRUNOT, la Pensée et la langue, 1922;
  • NISARD, de Quelques parisianismes populaires et d'autres locutions non encore ou mal expliquées, 1875;
  • NISARD, Étude sur le langage populaire ou patois de Paris et de sa banlieue, 1872;
  • ROSSET, les Origines de la prononciation moderne étudiées au XVIIe siècle, 1911.

Sur les parlers provinciaux :

  • de l'Anjou:
    • VERRIER et ONILLON, Glossaire étymologique et historique des patois et des parlers de l'Anjou, 1908, 2 vol.;
  • de l'Aunis:
    • MEYER, Glossaire de l'Aunis, 1870;
    • FAVRE, Glossaire du Poitou, de la Saintonge et de l'Aunis, 1867;
  • de l'Auvergne:
    • MÈGE, Souvenirs de la langue d'Auvergne;
    • DAUZAT, Glossaire étymologique du patois de Vinzelles, 1915:
  • du Berry:
    • LAPAIRE, le Patois berrichon, 1903;
    • JAUBERT, Glossaire du centre de la France, 1855,2 vol.;
  • du Bourbonnais:
    • DUCHON, Grammaire et dictionnaire du patois bourbonnais, 1904;
  • de la Bourgogne:
    • MIGNARD, Vocabulaire raisonné et comparé du dialecte et du patois de la province de Bourgogne, 1870;
    • GUILLEMAUT, Dictionnaire patois de la Bresse louhannaise, 1894-1902;
  • de la Bretagne:
    • LE GONIDEC, Dictionnaire breton-français, 1850;
    • HENRY, Lexique étymologique des termes les plus usuels du breton moderne, 1900;
    • LOTH, Dictionnaire breton-français du dialecte de Vannes, 1895;
    • ORAIN, Glossaire patois du département d' Ille-et-Vilaine, 1886;
    • DOTTIN, Glossaire du parler de Pléchâtel, 1901;
  • de la Champagne:
    • TARBÉ, Histoire du langage et du patois de Champagne;
    • SAUBINET, Vocabulaire du bas langage rémois, 1845;
  • du Forez :
    • GRAS, Dictionnaire du patois forézien, 1863;
    • ONOFRIO, Essai d'un glossaire des patois de Lyonnais, Forez et Beaujolais, 1864;
  • de la Franche-Comté:
    • ROUSSEY, Glossaire du parler de Bournois, 1894 ;
    • GRAMMONT, le Patois de la Franche-Comté, 1901;
  • du Hainaut:
    • HÉCART, Dictionnaire rouchi-français, 1826;
  • de la Lorraine:
    • ADAM, les Patois lorrains, 1881;
    • VAUTHERIN, Glossaire du patois de Châtenois, 1896;
    • ZÉLIQSON, Dictionnaire des patois romans de la Moselle, 1922-24, 3 vol.;
  • du Lyonnais:
    • PUITSPELU, le Littré de la Grand'Côte, 1926;
    • ONOFRIO, Essai d'un glossaire des patois de Lyonnais, Forez et Beaujolais, 1864 ;
  • du Maine:
    • DOTTIN, Glossaire des parlers du Bas-Maine, 1899;
    • MONTESSON, Vocabulaire du Haut-Maine, 1899 ;
  • du Nivernais:
    • JAUBERT, Glossaire du centre de la France, 1855, 2 vol.;
    • CHAMBURE, Gloseaire du Morvan, 1878, 2 vol.;
  • de la Normandie:
    • ROBIN, LE PRÉVOST, etc., Dictionnaire du patois normand, 1879;
    • MOISY, Dictionnaire de patois normand, 1887;
    • Du BOIS, Glossaire du patois normand, 1856;
    • DUMÉRIL, Dictionnaire du patois normand, 1849;
    • BEAUCOUDREY, le Langage normand au début du XXe siècle;
    • FLEURY, Essai sur le patois normand de La Hague, 1886;
    • DELBOULLE, Glossaire de la vallée d'Yères, 1876;
    • MAZE, Étude sur le langage de la banlieue du Havre, 1903;
    • GUERLIN DE GUER, le Parler populaire dans la commune de Thaon, 1915;
    • ROMDAHL, Glossaire du patois du Val de Saire, 1881;
    • MÉTIVIER, Dictionnaire franco-normand, 1870;
  • de l'Orléanais:
    • MARTELLIÈRE, Glossaire du Vendômois, 1893;
    • THIBAULT, Glossaire du pays biaisais, 1892;
  • de la Picardie:
    • CORBLET, Glossaire étymologique du patois picard, 1851;
    • RAYNAUD, Étude sur le dialecte picard dans le Ponthieu, 1876;
    • D'HAlGNERÉ, le Patois boulonnais comparé avec les patois du nord de la France, 1903;
    • DESEILLE, Glossaire du patois des matelots boulonnais, 1884;
  • du Poitou:
    • ROUSSEAU, Glossaire poitevin, 1869;
    • FAVRE, Glossaire du Poitou, de la Saintonge et de l'Aunis, 1867;
    • CLOUZOT, Niortaisismes, 1923;
  • de la Saintonge:
    • JÔNAIN, Dictionnaire du patois saintongeais, 1869;
    • ÉVEILLÉ, Glossaire saintongeais, 1887;
    • FAVRE, Glossaire du Poitou, de la Saintonge et de l'Aunis, 1867;
  • de la Savoie:
    • FENOUILLET, Monographie du patoie savoyard, 1902;
  • de la Suisse romande:
    • PIERREHUMBERT, Dictionnaire historique du parler neuchâtelois et suisse romand, 1921;
  • de la Touraine:
    • ROUGÉ, Le parler tourangeau, 1912;
  • de la Wallonie:
    • REMACLE, Dictionnaire wallon-françois.

Sur les parlers franco-canadiens:

  • POTIER, Façons de parler proverbiales, triviales, figurées, etc., des Canadiens au XVIIIe siècle, 1743-1752 (dans le Bulletin du Parler français);
  • VIGER, Néologie canadienne, 1810 (dans le Bulletin du Parler français);
  • MAGUIRE, Manuel des difficultés les plus communes de la langue française, 1841; GINGRAS, Manuel des expressions vicieuses les plus fréquentes, 1867;
  • CARON, Petit vocabulaire à l'usage des Canadiens français, 1880;
  • DUNN, Glossaire franco-canadien, 1880;
  • MANSEAU, Dictionnaire des locutions vicieuses du Canada, 1881;
  • BUIES, Anglicismes et canadianismes, 1888;
  • LEGENDRE, la Langue française au Canada, 1890;
  • LUSIGNAN, Fautes à corriger, 1890;
  • CLAPIN, Dictionnaire canadien-français, 1894;
  • RINFRET, Dictionnaire de nos fautes contre la langue française, 1896;
  • DIONNE, le Parler populaire des Canadiens français, 1909;
  • BLANCHARD, Dictionnaire de bon langage, 1912;
  • CLAPIN, Inventaire de nos fautes les plus usuelles, 1913;
  • RIVARD, Études sur les parlers de France au Canada, 1914;
  • GEOFFRION, Zigzags autour de nos parlers, 1924-1927, 3 séries.

Articles de blogue récents

enfirouaper

maringouin

vanité de salle de bain

des chevals ou des chevaux?

saper (en mangeant, etc.)

oreilles qui silent

tourtière et tourte

lunatique

bébelle

© 2026 ParlureQuébec.com. Tous droits réservés.