Thème « rabelais »
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DUNN. Glossaire franco-canadien, 1880
ASSAVOIR.
Vieux, remplacé par Savoir. Pop. Faire assavoir de ses nouvelles.
Encore en usage en Picardie. "Le doubte qui troubloyt son entendement
estoyt assavoir s'il debvoit plourer pour le dueil de sa femme ou rire
pour la joye de son filz (Rabelais)." De ce mot on a créé par corruption
la locution Faire à savoir, qui s'est perpétuée en France: On a fait à
savoir que la vente aura lieu aujourd'hui.
Voir la définition du mot assavoir.
CHRÉTIEN.
Homme: Il n'y a pas de chrétien capable de soulever cette pierre.
Humain: Parler à une figure chrétienne (G. Sand). Français: Par la
vertu-bien, elle ne parle pas chistian (Rabelais). Il faut parler
chrétien, si vous voulez que je vous entende (Molière). Parle chrétien,
j'écoute (G. Sand).
Voir la définition du mot chrétien.
COMME.
A la place de que: Je marche aussi bien comme lui. Si je montois
aussi bien comme j'avale (Rabelais). Comme tout: Il est joli, riche
commun tout. Nor. et Ctre. de la Fr.
Voir la définition du mot comme.
GRAFFIGNER.
Ctre. de la Fr., Poit. et Ch. Egratigner. On le trouve dans Rabelais.
Voir la définition du mot graffigner.
NAVEAUX, NAVIAUX.
Nor., Ch., Pic. et Ctre. de la Fr. Navets. On l'eschauffa d'ung parfum
de naveau (Rabelais).
PORCELINE.
Ctre. de la Fr. Porcelaine (Rabelais).
PORT
(pron. porte). Vin de ----. Angl. Porto, vin de Porto.
Voir la définition du mot porceline.
QUANT ET QUANT.
En même temps. Loc. fr., mais vieillie; on la trouve dans Rabelais,
Amyot, Montaigne, Balzac, Voiture, Marivaux, etc. Encore usité en Nor.
et en Pic. En Ch., sig. De suite.
DIONNE. Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Bonnes (être dans ses), loc.
De bonne humeur. Rabelais a dit:
«Notre maistre est en ses bonnes,
Nous ferons tantôt une bonne chière,
Tout ira par escuelles.»
Clairté, n. f.
Clarté, lueur. Rabelais et Régnier ont écrit clairté.
Voir la définition du mot clairté.
Cuyer, v. a.
Cueillir. Ex. Allons cuyer des prunes. Rabelais a dit cuillaite pour cueillette.
Voir la définition du mot cuyer.
Entome, n. f.
Entame. Ex. L'entome d'un pain. Rabelais a écrit entomme.
Voir la définition du mot entome.
Escafignon, n. m.
Cafignon, chausson. Ex. Quelle odeur abominable! ça sent l'escafignon. Rabelais s'est servi de la même expression pour dire la même chose.
Voir la définition du mot escafignon.
Flambe, n. f.--Flamme. Rabelais a écrit flambe.
Voir la définition du mot flambe.
Graffigner, v. a.
Egratigner. Vieux français qui vient du breton graffina, ou du provençal graffinar. Rabelais a dit: «Il leur mordoit les aureilles; ils lui graphinoient le nez.»
Voir la définition du mot graffigner.
Met, n. m.
Pétrin, huche où l'on fait la pâte. Dans le patois de Berry, ce mot signifie huche au pain. Rabelais l'a employé dans son Gargantua:
«Et croissoit comme pâte dans le met.»
Dans le Jura on écrit maid, de l'italien madia. Cotgrave écrit maye.
Voir la définition du mot met.
Morpion, n. m.
--Enfant plein de défauts et surtout importun. Ex. Mon petit morpion, sors d'ici, car je vais t'écraser comme un ver.
--Gros pou de corps.
Ce mot est dans Rabelais.
Voir la définition du mot morpion.
Nayer, v. a.--Noyer. Rabelais a dit nayer.
Voir la définition du mot nayer.
Peton, n. m.--Pied d'enfant. «Mon peton», a dit Rabelais.
Voir la définition du mot peton.