Définition: « rendre »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Entendre dire. Ex. Je comprends que vous avez de l'argent à prêter. (Angl.) To understand.
Se tirer d'affaire. Ex. Déprends-toi comme tu pourras, tu as des ressources.
--User jusqu'à la corde. Ex. Mon propriétaire ne fait pas de trop bonnes affaires, je crois qu'il en a grand d'entrepris.
--Réduire, mettre à la raison. Ex. Si tu veux dire comme moi, nous allons l'entreprendre, celui-là.
--Ouvrir. Ex. Je prendrai un magasin de fruits à l'automne.
--S'embarquer. Ex. Dépêchons-nous, il faut prendre les chars à huit heures précises.
--Venir. Ex. L'idée m'a pris de venir te voir.
--Survenir. Ex. Le mauvais temps nous a pris en route.
--Manger, boire. Ex. Notre malade va mieux de sa gorge, il commence à prendre.
--Prendre racine. Ex. Les petits pommiers que nous avons plantés sont tous pris.
--Epouser. Ex. Quand il a pris cette fille-là, il ne savait pas ce qu'il faisait.
--Causer du chagrin. Ex. J'ai perdu tout mon argent au jeu, ça m'a pris.
--Prêter. Ex. Un homme qui prend le serment, un homme pris à son serment.
--Cailler. Ex. Du lait pris.
--Prendre quelque chose, prendre un verre de liqueurs fortes ou de vin.
--Prendre ses degrés, prendre ses grades.
--Prendre une marche, faire une promenade.
--Prendre l'épouvante, prendre peur.
--Prendre une brosse, s'enivrer.
--Prendre en considération, examiner.
--Prendre des gants, des mitaines, y aller avec douceur.
--Prendre en feu, prendre feu.
--Prendre sur le fait, pincer.
--Prendre la part de quelqu'un, son parti, sa défense.
--Prendre ses précautions, se précautionner.
--Prendre en mal, en mauvaise part.
--Prendre pour quelqu'un, son parti.
--S'assurer la possession. Ex. Je me suis pris une terre dans le cinquième rang de Saint-Morissette.
--Se chicaner. Ex. Je me suis pris avec le maître d'école, et je lui ai chanté pouilles.
--Savoir se prendre, savoir comment travailler.
--Chanter. Ex. Le choeur de l'orgue a bien rendu la messe de Gounod.
--Percer, ouvrir. Ex. Rendre un chemin.
--Suppurer. Ex. Docteur, mon abcès est crevé enfin, je vous dis qu'il a rendu.
Reprendre du poil de la bête, retourner à ses habitudes.
Prendre sa revanche. Ex. Tu t'es fait battre, mon gaillard; eh bien! tu te reprendras plus tard.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
APPRENDRE (a-pran-dre) v. a. (préf. ad, et lat. prehendere, saisir par l'esprit. — Se conj. comme prendre.) Acquérir des connaissances, étudier : apprendre l'histoire. Contracter une habitude : apprendre à se taire. Informer, être informé : apprendre une nouvelle à quelqu'un, de quelqu'un. Enseigner : apprendre te dessin à un enfant. Ant. Désapprendre, oublier.
COMPRENDRE (kon-pran-dre) v. a. (lat. comprehendere. — Se conj. comme prendre.) Renfermer en soi : la France comprend 86 départements. Fig. Concevoir, se rendre raison d'une chose.
DÉPRENDRE (pran-dre) v. a. (Se conj. comme prendre.) Isoler, dissoudre ce qui était pris, c'est-à-dire collé ou congelé. Se déprendre v. pr. Se détacher.
DÉSAPPRENDRE (za-pran-dre) v. a. (Se conj. comme prendre.) Oublier ce qu'on avait appris : on désapprend vite le grec.
ENTREPRENDRE (an-tre-pran-dre) v. a. (Se conj. comme prendre.) Prendre la résolution de faire une chose et la commencer : Colomb entreprit la découverte d'un continent occidental. S'engager à faire ou à fournir : entreprendre des travaux, une fourniture de vivres. Fam. Tourmenter, railler : entreprendre quelqu'un. V. n. Entreprendre sur, contre, usurper sur.
ÉPRENDRE (S') [sé-pren-dre] v. pr. (Se conj. comme prendre.) Se laisser surprendre par quelque passion : s'éprendre de la liberté.
MÉPRENDRE [pran-dre] (SE) v. pr. (préf. mi, et prendre. — Se conj. comme prendre.) Se tromper, prendre une personne ou une chose pour une autre. A s'y méprendre, au point de se tromper, de confondre.
PRENDRE (pran-dre) v. a. (lat. prehendere. — Je prends, nous prenons. Je prenais, nous prenions. Je pris, nous prîmes. Je prendrai, nous prendrons. Je prendrais, nous prendrions. Prends, prenons, prenez. Que je prenne, que nous prenions. Que je prisse, que nous prissions. Prenant, Pris, e.) Saisir et tenir : prendre une épée ; prendre dans un étau. S'emparer de : prendre une valeur, une ville. Voler : prendre une montre. Attaquer : prendre l'ennemi en flanc. Joindre : j'irai vous prendre. Se munir de : prendre son chapeau, un parapluie. Prendre le voile, le froc, la cuirasse, se faire religieux, moine, soldat. Surprendre : je vous y prends. Accepter : prenez ce qu'on vous donne. Acheter, emporter : prenez-le pour six francs. Manger, boire : prendre un bouillon. Faire usage de : prendre un bain. Demander, exiger : prendre cher. Choisir : lequel prenez-vous ? Cest à prendre ou à laisser, il faut vous décider. Entrer dans : prenez ce chemin. Contracter : prendre les fièvres. Prendre de l'âge, vieillir. Prendre des forces, devenir plus fort. Prendre son vol, s'envoler. Prendre des libertés, agir avec hardiesse. Accepter, recevoir : prendre le mot d'ordre. Extraire, tirer : prendre un exemple dans Molière. Accueillir, recueillir : prendre un ami chez soi. Soutenir : prendre le parti, les intérêts de quelqu'un. Regarder comme : me prenez-vous pour un sot ? Prendre le deuil, s'habiller d'une façon spéciale (en France, de noir) à la suite de la mort d'un parent. Prendre un domestique, l'engager à son service. Prendre femme, se marier. Prendre son temps, ne point se presser. Prendre ses mesures, employer des moyens pour réussir. Prendre l'air, se promener dehors. Prendre du repos, cesser de se fatiguer. Prendre feu, s'enflammer et fig., s'animer. Prendre la mouche, se fâcher, se formaliser. Prendre le change, se tromper. Prendre au mot, accepter du premier coup. Prendre à témoin, invoquer le témoignage. Prendre à cœur, s'affecter ou s'occuper sérieusement d'une chose. Prendre à tâche, s'efforcer. Prendre le vent, présenter les voiles au vent. Prendre la mer, s'embarquer. Prendre le large, s'éloigner du rivage. Prendre terre, débarquer. Prendre une affaire en main, la diriger. Prendre une chose en mal, s'en fâcher. La prendre en riant, en rire. Prendre en considéralion, tenir compte. Prendre fait et cause, intervenir. Prendre sous sa protection, protéger. Prendre quelqu'un en pitié, ressentir pour lui du dédain ou de la compassion. Prendre congé de quelqu'un, lui faire ses adieux. V. n. S'enraciner : cet arbre prend bien. Se geler : la rivière a pris. S'épaissir, se cailler : le lait prend. Fig. Réussir : ce livre n'a pas pris. Faire impression : cette odeur prend au nez. Se prendre v. pr. S'accrocher : son habit s'est pris à un clou. Se prendre de vin, s'enivrer. Se prendre d'amitié, concevoir de l'amitié. Se prendre à pleurer, se mettre à pleurer. S'y prendre bien (ou mal), être plus ou moins adroit. S'en prendre à quelqu'un d'une chose, en rejeter sur lui la responsabilité.
RAPPRENDRE (ra-pran-dre) v. a. Apprendre de nouveau.
RENDRE (ran-dre) v. a. (lat. reddere.) Restituer une chose, la remettre à qui elle appartient : rendre un dépôt. Voiturer, porter, conduire : rendre des marchandises à domicile. Rejeter du corps : rendre son déjeuner. Faire recouvrer ce qu'on avait perdu : rendre la vue, la santé ; rendre ses bonnes grâces. Livrer : rendre une place. Rapporter, produire : ce blé rend beaucoup de farine. Accomplir, accorder : rendre les derniers devoirs à quelqu'un. Exhaler : la rose rend une odeur agréable. Représenter, exprimer : ce peintre a bien rendu vos traits. Traduire : mal rendre un passage. Prononcer : rendre un arrêt. Faire devenir : rendre un chemin praticable. Faire entendre : ce violon rend des sons harmonieux. Rendre l'âme, l'esprit, mourir. Rendre gorge, rendre par force ce qu'on a acquis par des moyens illicites. Rendre grâce, remercier. Rendre les armes, s'avouer vaincu. Rendre la justice, l'administrer. Rendre justice à quelqu'un, reconnaître ses droits, son mérite ; lui rendre sa parole, le dégager d'une promesse ; lui rendre service, l'obliger ; lui rendre visite, l'aller voir. Se rendre v. pr. Se transporter : se rendre, à Paris. Aboutir : les fleuves se rendent à la mer. Fig. Se montrer : se rendre utile. Se soumettre : se rendre à l'ennemi. Accéder, déférer : je me rends à son avis. Se rendre maître, s'emparer.
REPRENDRE (pran-dre) v. a. (lat. reprehendere. — Se conj. comme prendre.) Prendre de nouveau : reprendre un prisonnier évadé. S'emparer de nouveau : reprendre une ville, un prisonnier. Engager de nouveau : reprendre un ancien valet. Revêtir de nouveau : reprendre ses habits d'été. Venir chercher de nouveau : je viendrai vous reprendre. Continuer une chose interrompue : reprendre un travail. Réprimander, blâmer : reprendre un enfant. (Absolum. : il trouve à reprendre à tout.) Recouvrer : reprendre ses forces. Attaquer de nouveau : sa goutte l'a repris. Raccommoder : reprendre des bas ; reprendre un mur. Reprendre haleine, se reposer un instant. Reprendre ses esprits, revenir d'un trouble. Reprendre le dessus, regagner l'avantage. Reprendre une pièce, la jouer de nouveau. On ne m'y reprendra plus, je ne le ferai plus. Reprendre de plus haut, remonter à un temps plus éloigné. Reprendre sa parole, se délier d'un engagement. V. n. Prendre de nouveau racine : cet arbre reprend bien. Se rétablir : sa santé reprend. Revenir : le froid reprend. Se rejoindre : les chairs reprennent. Recommencer : les modes reprennent. Se figer : la rivière a repris. Se reprendre v. pr. Redevenir maître de soi. Se rétracter quand on a mal dit : il se reprit à temps.
SURPRENDRE (pran-dre) v. a. (de sur, et prendre. — Se conj. comme prendre.) Prendre sur le fait : surprendre un voleur. Prendre à l'improviste : la pluie nous a surpris. Arriver inopinément chez : aller surprendre un ami chez lui. Fig. Etonner : cette nouvelle m'a surpris. Tromper, abuser : surprendre la bonne foi. Obtenir par artifice : surprendre une signature. Intercepter : surprendre une lettre.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
_---- en mal_, pour En mauvaise part. "La pluie est bien _prise_." c. à
d. Elle paraît devoir durer. Ctre. de la Fr.