Définition: « banque »
Total de 18 résultat(s) dans nos dictionnaires
⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
--Crête d'un fossé, d'un canal. Ne vient pas de l'anglais bank, quoique les deux mots comportent la même signification.
--Tire-lire des enfants.
--B. honnête, qui ne nuit pas à la réputation du failli.
--B. frauduleuse, punie par la loi.
Le mot banqueroute signifie faillite et, en France, ne comporte pas de divisions.
Donner un banquet. Ex. Nous allons banqueter notre nouveau maire. (Angl.) Banqueter signifie prendre part à un banquet.
Celui qui aime à fréquenter les banquets. Ce mot était admis jadis.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
BANQUE n. f. (rad. banc, à cause des bancs ou comptoirs des anciens changeurs). Commerce qui consiste à avancer des fonds, à en recevoir à intérêt, à escompter des effets moyennant une prime : faire la banque. Lieu où s'exerce ce commerce. Etablissement public de crédit autorisé par une loi, placé sous le contrôle de l'Etat, et ayant certaines charges et privilèges, notamment celui d'émettre des billets de banque. A certains jeux, fonds d'argent qu'a devant lui celui qui tient le jeu. — La Banque de France, créée en 1803 et placée sous le contrôle de l'Etat, a le privilège exclusif d'émettre des billets à vue et au porteur, dits billets de banque. (V. billet.) Ses opérations statutaires sont les suivantes : escomptes d'effets de commerce et d'effets publics, avances sur lingots, sur rentes, sur actions et obligations de chemins de fer et du Crédit foncier, recouvrements gratuits, etc. Elle a son siège à Paris et des succursales dans les départements.
BANQUER (ké) v. a. Garnir de ses bancs une embarcation.
BANQUEROUTE n. f. (ital. banco, banc, et rotto, rompu ; allusion au vieil usage de rompre le banc ou comptoir du banqueroutier). Faillite d'un commerçant, occasionnée par sa faute et punie par la loi. Fig. Violation d'un engagement. Banqueroute simple, occasionnée par l'incapacité, l'imprudence ou la mauvaise chance. Banqueroute frauduleuse, banqueroute avec détournement d'actif et indication d'un passif imaginaire ; elle est punie par la loi.
BANQUEROUTIER (ti-é), ÈRE n. Qui fait banqueroute.
BANQUET (ké) n. m. (rad. banc). Grand repas ; festin solennel et somptueux. Le banquet sacré ou eucharistique, la communion.
BANQUETER (té) v. n. (Prend deux t devant une syllabe muette : il banquette.) Faire bonne chère. Prendre part à un banquet.
BANQUETEUR n. m. Celui qui banquette.
BANQUETTE (ké-te) n. f. Banc rembourré et sans dossier. Appui en pierre d'une fenêtre. Palissade à hauteur d'appui. Impériale d'une diligence. Plate-forme où s'abritent les tireurs derrière le parapet d'un rempart. Banquette irlandaise, talus gazonné que les chevaux doivent franchir dans les courses d'obstacles.
DÉBANQUER (ké) v. a. (préf. de, et banc). Dépouiller de ses bancs une embarcation. Gagner au jeu tout l'argent que le banquier a devant lui. V. n. Quitter un banc sur lequel on naviguait.
EMBANQUER (an-ban-ké) v. a. Amener sur un banc de pêche. V. n. Arriver sur un banc de pêche.
SALTIMBANQUE (tin) n. m. (de l’ital. saltare in banco, sauter sur le tremplin). Bateleur qui fait des exercices sur les places publiques. Fig. Bouffon de société ; charlatan, mauvais orateur.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
Nor. Crête d'un fossé, chaussée d'un canal.