Définition: « bonne »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
De bonne heure. Ex. Viens donc aussi à bonne heure que tu pourras.
Dicton populaire, qui veut qu'autrefois les récoltes étaient plus abondantes que celles d'aujourd'hui. Alors c'était l'âge d'or, les bonnes années.
--Employé elliptiquement pour bon, dans le but d'exprimer sa satisfaction. Ex. Comme de bonne.
--Petit bateau à fond plat.
--Bon. Ex. Cette fleur sent bonne.
Vieille femme. Exprime l'idée de chef de famille plutôt sur l'âge.
Au juste, précisément. Ex. Je ne sais pas bonnement si je t'ai informé de cela.
De bonne humeur. Rabelais a dit:
«Notre maistre est en ses bonnes,
Nous ferons tantôt une bonne chière,
Tout ira par escuelles.»
--Avoir la tête pris du bonnet, être prompt à se mettre en colère.
--Triste comme un bonnet de nuit, bien triste.
--Jeter son bonnet par-dessus les moulins, ne plus garder de retenue.
--Bonnet blanc, blanc bonnet, la même chose.
Flatter. Ex. A quoi sert d'aller le bonneter, tu n'obtiendras rien de plus.
Charger un bateau ou un steamer de charbon.
Sans doute, assurément. Ex. Aimes-tu beaucoup le sucre d'érable? Comme de bonne.
Assurément. Ex. Si tu veux m'en croire, nous allons nous payer une petite fête aux huitres.--Comme de bonne raison.
Femme âgée. «Parmi les femmes, la qualité de bonne ne s'acquiert ordinairement que par la perte de la qualité de belle, et, parmi les hommes, depuis qu'on est bonhomme, on ne doit plus guère prétendre à la bonne mine.» (Costar, Apolog.)
A la bonne franquette, sans cérémonie.
De bonne heure. Ex. Viens à bonne heure, s'il y a moyen.
Réabonner quelqu'un à un journal.
S'abonner de nouveau à un journal.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
ABONNEMENT (bo-ne-man) n. m. Convention ou marché à forfait pour un temps limité : prendre un abonnement à un journal, à un théâtre.
ABONNER (bo-né) v. a. Prendre pour autrui un abonnement. S'abonner v. pr. Prendre un abonnement pour soi-même. Ant. Désabonner.
BOMBONNE (bon-bo-ne) n. f. V. bonbonne.
BONBONNE ou BOMBONNE (bon-bo-ne) n. f. Sorte de dame-jeanne de verre ou de grès : une bonbonne d'acide.
BONBONNERIE (bo-ne-rî) n. f. Fabrication commerciale de bonbons : faire sa fortune dans la bonbonnerie.
BONNE (bo-ne) n. f. Servante. Bonne à tout faire, femme chargée de tous les travaux d'un ménage.
BONNE-DAME n. f. Nom vulgaire de l'arroche. Pl. des bonnes-dames.
BONNE-MAIN (min) n. f. Gratification, pourboire. Pl. des bonnes-mains. (Inus.)
BONNE-MAMAN n. f. Nom familier et affectueux, que les enfants substituent à celui de grand'mère. Pl. des bonnes-mamans.
BONNEMENT (bo-ne-man) adv. De bonne foi. Naïvement, simplement : convenir bonnement d'une chose.
BONNET (bo-nè) n. m. (orig. inconn.). Coiffure d'homme sans rebords. Coiffure de femme, en lingerie. Coiffure de certains dignitaires : bonnet de docteur. Bonnet de nuit, celui que l'on met pour se coucher. Bonnet phrygien, coiffure que l'on met aux images de la Liberté, de la République. Bonnet de police, coiffure de petite tenue des soldats. Fig. Gros bonnet, personnage important. Prov. : Prendre sous son bonnet, inventer. Avoir la tête près du bonnet, être prompt à se fâcher. Deux têtes dans un bonnet, deux personnes toujours du même avis. Triste comme un bonnet de nuit (ou un bonnet de coton), fort triste. Opiner du bonnet, se contenter d'être de l'avis des autres. Jeter son bonnet par-dessus les moulins, se mal conduire ; se conduire avec désinvolture, en bravant l'opinion.
BONNETADE (bo-ne) n. f. Salut du bonnet. (Vx.)
BONNETEAU (bo-ne-tô) n. m. Jeu qui se joue avec trois cartes retournées et légèrement pliées dans le sens de la longueur. (Le tenancier fait passer rapidement ces cartes sous les yeux des naïfs : il s'agit de deviner où se trouve une des cartes déterminée d'avance.)
BONNETERIE (bo-ne-te-rî) n. f. Commerce de bonnetier. Objets qu'il vend : acheter de la bonneterie.
BONNETEUR (bo-ne) n. m. Celui qui tient un jeu de bonneteau. Tricheur au jeu.
BONNETIER (bo-ne-ti-é), ÈRE n. Fabricant, marchand de bonnets, de bas, de tricots, etc.
BONNETTE (bo-nè-te) n. f. (de bonnet). Coiffure de petit enfant. Fortif. Ouvrage en forme de petit corps de garde, au delà du glacis ou de l'avant-fossé. Mar. Petite voile supplémentaire pour activer la marche.
CHARBONNER (bo-né) v. a. Réduire en charbon : charbonner un rôti. Noircir en écrivant, en dessinant avec du charbon : charbonner les murs. V. n. Se réduire en charbon sans flamber.
CHARBONNERIE (bo-ne-rî) n. f. Dépôt de charbon. Société politique, v. carbonarisme.
CHARBONNEUX, EUSE (bo-neû, eu-ze) adj. Qui a rapport au charbon (maladie.) Mouches charbonneuses, celles qui peuvent transmettre le charbon.
DÉSABONNEMENT (za-bo-ne-man) n. m. Action de désabonner ou de se désabonner.
DÉSABONNER (za-bo-né) v. a. Faire cesser d'être abonné. Se désabonner v. pr. Cesser son abonnement.
JAMBONNEAU (jan-bo-nô) n. m. Partie de la jambe du porc, située au-dessous du genou. Nom vulgaire de certains coquillages.
LOUISE-BONNE n. f. Variété de poire douce et fondante. Pl. des louises-bonnes.
RÉABONNEMENT (bo-ne-man) n. m. Action de réabonner, de se réabonner.
REABONNER (bo-né) v. a. Abonner de nouveau.
TOUTE-BONNE (bo-ne) n. f. Sorte de sauge. Variété de poire. Pl. des toutes-bonnes.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
De l'angl. _Bun._ Brioche.