Définition: « coupe »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
--Entaille faite au pied d'un arbre par le bûcheron.
--Tranchée de chemin de fer.
--Couple. Ex. Une coupe de jours.
--Etendue de bois coupé.
Porte de fer qui enlève toute communication entre deux pièces.
--Découper. Ex. Couper la viande.
--Rogner. Ex. Couper les gages d'un serviteur.
--Affranchir, hongrer.
--Clore. Ex. Il s'est fait couper le sifflet.
--Couper son eau, boire à petites gorgées.
--Couper la figure, se dit d'un vent très froid qui frappe la figure avec violence.
--Couper par, prendre un raccourci. Ex. Tu couperas par là, si tu veux arriver plus vite.
--Se contredire dans ses propres paroles. Ex. Vous venez de vous couper, mon ami, surveillez vos paroles.
--Crotter ses chaussures en marchant dans des immondices. Ex. Regarde à tes pieds, si tu ne veux pas te couper.
Trancher. Ex. Cette couleur bleuâtre découpe très bien sur le jaune.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
I.
COUPE n. f. (lat. cuppa). Sorte de vase à boire, généralement plus large que profond. Vasque ronde d'une fontaine. Fig. Source où l'on s'abreuve : la coupe des plaisirs. Prov. : Il y a loin de la coupe aux lèvres, il y a loin entre un projet, une espérance, et leur réalisation.
II.
COUPE n. f. Action de couper : diriger la coupe d'un bois. Etendue de bois destinée à être coupée : coupe de 2O hectares. Action, manière de tailler une étoffe : coupe élégante d'un habit. Disposition des repos dans les vers, dans la phrase. Archit. Représentation graphique d'un édifice dont on veut figurer l'intérieur. Art de tailler les pierres. Jeu. Séparation des cartes en deux parties : faire sauter la coupe. Façon de nager alternativement de chacun des deux bras. Etre sous la coupe de quelqu'un, être sous sa dépendance.
COUPE-CHOUX (chou) n. m. invar. Fam. Frère lai chargé des offices vulgaires. Sabre-poignard des fantassins de 1831 au second Empire.
COUPE-CIGARES n. m. invar. Instrument pour couper le bout des cigares.
COUPE-CIRCUIT (ku-i) n. m. invar. Fil d’alliage fusible, que l'on intercale dans un circuit électrique et qui fond quand l'intensité du courant devient trop considérable, interrompant ainsi le circuit.
COUPE-FILE n. m. invar. Carte délivrée par la préfecture de police et qui permet de couper les files de voitures, les barrages d'agents, quand la circulation n'est pas libre.
COUPE-GORGE n. m. invar. Endroit dangereux : certaines rues de Londres sont de vrais coupe-gorge.
COUPE-JARRET (ja-rè) n. m. Brigand. Fig. Homme dénué de tous scrupules. Pl. des coupe-jarrets.
COUPE-LÉGUMES n. m. invar. Instrument pour couper les légumes en morceaux de dessin déterminé.
COUPELLATION (pèl-la-si-on) n. f. Chim. Opération qui consiste à séparer, par l'action du feu, l'or ou l'argent unis à d'autres métaux.
COUPELLE (pè-le) n. f. Petit creuset en os calcinés pour la coupellation. Petite coupe.
COUPELLER (pèl-lé) v. a. Passer à la coupelle.
COUPEMENT (man) n. m. Action de couper. Intersection à angle droit de deux voies ferrées.
COUPE-PAILLE n. m. invar. V. hache-paille.
COUPE-PAPIER (pi-é) n. m. invar. Sorte de couteau en bois, en os, etc., pour couper le papier, séparer les feuillets d'un livre, etc.
COUPE-PÂTE n. m. invar. Couteau de boulanger pour couper la pâte.
COUPER (pé) v. a. (de coup). Diviser avec un instrument tranchant : couper du pain. Couper dans le vif, faire une incision ; au fig., prendre des mesures décisives. Rompre : couper un pont. Interrompre : couper la fièvre. Couper les vivres, empêcher le ravitaillement d'une place ; au fig., supprimer les subsides que l'on donne habituellement à quelqu'un. Tailler sur un patron : couper un habit. Mêler un liquide avec un autre : couper du vin ; boire du lait coupé d'eau de Vichy. Prendre avec un atout une carte de son adversaire. V. n. Etre bien tranchant : ce couteau coupe bien. Faire deux paquets d'un jeu de cartes. Aller sans détour : couper à travers champs. Couper court à, mettre un terme à. Se couper v. pr. Fam. Se contredire : le menteur se coupe sans cesse.
COUPE-RACINES n. m. invar. Instrument propre à hacher les racines alimentaires.
COUPERET (ré) n. m. Large couteau de boucherie et de cuisine. Outil d'acier pour couper les fils d'émail. Couteau de la guillotine.
COUPEROSE (rô-ze) n. f. Nom vulgaire de différents sulfates : couperose verte (sulfate de fer), bleue (sulfate de cuivre), blanche (sulfate de zinc.) Méd. Inflammation des glandes cutanées de la face, caractérisée par des rougeurs diffuses.
COUPEROSÉ (rô-zé), E adj. Qui est atteint de couperose : visage couperosé.
COUPEROSER (rô-zé) v. a. Rendre couperosé.
COUPEUR, EUSE (eu-ze) n. Personne qui coupe les étoffes, les cuirs, etc., pour la fabrication des vêtements, des chaussures, etc. : une habile coupeuse. Coupeur de bourses, voleur adroit.
DÉCOUPER (pé) v. a. Couper par morceaux, et le plus souvent avec art : découper une volaille. Détacher une figure d'un fond. Tailler en suivant les contours d'un dessin : découper une image.
DÉCOUPEUR, EUSE (eu-ze) n. Qui découpe. N. f. Machine à diviser la laine ; à découper les tissus brochés ; à découper le bois, etc.
ENTRECOUPER (an, pé) v. a. Couper en divers endroits. Interrompre par intervalles.
RECOUPE n. f. Farine de qualité inférieure, tirée du son remis au moulin : pain de recoupe. Eclat qui s'enlève des pierres que l'on taille. Ce qui reste d'une étoffe quand on taille des vêtements. Rognures de métaux précieux, etc.
RECOUPEMENT (man) n. m. Retraite faite à chaque assise de pierre pour donner plus de solidité au bâtiment.
RECOUPER (pé) v. a. Couper de nouveau. Mélanger des vins de divers crus avec le produit d'un premier coupage. V. n. Faire une seconde coupe aux cartes.
RECOUPETTE (pè-te) n. f. Troisième farine qu'on tire du son des recoupes, et employée dans la fabrication de l'amidon.
SOUCOUPE n. f. (de sous, et coupe). Sorte de petite assiette qui se place sous une tasse.
SURCOUPE n. f. Action de surcouper.
SURCOUPER (pé) v. a. Couper avec un atout supérieur à celui qu'un autre joueur vient de jeter.