LANTERNE (tèr-ne) n. f. (lat. lanterna). Ustensile fait ou garni d'une matière transparente, dans lequel on met une lumière à l'abri du vent. Lanterne sourde, dont on peut cacher la lumière à volonté. Lanterne vénitienne, récipient en papier translucide et colorié, dans lequel on allume une bougie. Lanterne magique, instrument d'optique à l'aide duquel on fait apparaître sur un écran l'image agrandie de figures peintes sur verre et qui, perfectionné, a donné naissance à la lanterne à projections. Archit. Tourelle ouverte par les côtés, placée sur le comble, le dôme d'un monument. Lanterne des morts, pilier creux en pierre dans lequel on plaçait une lanterne et qui indiquait l'emplacement d'un cimetière, d'un tombeau. Sorte de loge qui permet de voir dans une grande salle d'assemblée publique, sans être vu. Mécan. Petite roue formée de fuseaux, dans laquelle engrènent les dents d'une autre roue. Lanterne d'Aristote, appareil masticateur des oursins. Loc. div. Prendre des vessies pour des lanternes, faire une confusion absurde. Mettre à la lanterne, pendant la Révolution, pendre quelqu'un aux potences, où étaient accrochées les lanternes qui éclairaient les rues. Oublier d'éclairer sa lanterne, ne pas se mettre en mesure de se faire comprendre (allusion à une fable de Florian.)
Définition: « lanterne »
Si vous manquez d'inspiration, voici quelques québécismes bien vivants en 2026: abrier, achaler, astheure, barrer, chambranler, champlure, jasette, ioù, licher, marabout, neu, siler, tourtière, washer, wrench.
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🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
LANTERNER (tèr-né) v. n. Perdre le temps à des riens. V. a. Fam. Tenir en suspens par des délais.
LANTERNERIE (tèr-ne-rî) n. f. Fam. Fadaise, discours frivole.