MUTISME (tis-me) n. m. (du lat. mutus, muet). Etat de celui qui est muet l'apoplexie amène souvent le mutisme. Etat de celui qui ne veut ou ne peut exprimer sa pensée : réduire un peuple au mutisme. — Cette infirmité se trouve le plus souvent jointe à la surdité, dont elle est le résultat. En effet, si le sourd-muet ne parle pas, ce n'est pas chez lui une suite de l'imperfection de l'organe de la parole, c'est parce qu'il n'a jamais entendu parler. Ce mutisme de naissance a été considéré jusqu'ici comme incurable. Le mutisme peut néanmoins être accidentel et provenir d'une conformation défectueuse de la langue. On doit au célèbre abbé de L'Epée et à son successeur, l'abbé Sicard, un système d'éducation, au moyen duquel les sourds-muets suppléent par des signes, dont un alphabet manuel leur donne la clef, aux organes qui leur manquent. On les exerce aussi à comprendre la parole de l'interlocuteur par le mouvement des lèvres, et l'on est parvenu à leur faire articuler des sons, à les faire parler, quoiqu'ils ne s'entendent pas eux-mêmes. Il existe en France plusieurs instituts de sourdsmuets, dont les plus remarquables sont ceux de Paris, de Lyon et de Bordeaux. V. sourd-muet.
Définition: « mutisme »
Si vous manquez d'inspiration, voici quelques québécismes bien vivants en 2026: abrier, achaler, astheure, barrer, chambranler, champlure, jasette, ioù, licher, marabout, neu, siler, tourtière, washer, wrench.
Total de 1 résultat(s) dans nos dictionnaires