Définition: « travail »
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⚜️ ParlureQuébec.com, Dictionnaire de québécismes modernes, 2026
Travailleur. Être travaillant: être travailleur.
⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
--Ouvrier. Ex. Un bon travaillant.
--Laborieux. Ex. Un ouvrier travaillant.
--Travailler des mâchoires, manger avec ardeur et précipitation.
--Travailler pour la gloire, gratuitement.
--Travailler pour le roi de Prusse, pour rien.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
RETRAVAILLER (va, ll mll., é) v. a. et n. Travailler de nouveau.
I.
TRAVAIL (va, l mll.) n. m. (de travailler) ; fait au pl. TRAVAUX. Peine que l'on prend pour faire une chose : les travaux de l'esprit fatiguent plus que ceux du corps. Ouvrage fait ou à faire : travail délicat ; distribuer le travail aux ouvriers. Manière dont un objet est exécuté : bijou d'un beau travail. Manière dont on travaille : avoir le travail facile. Phénomènes qui se produisent dans une substance et en changent la nature : le travail de la fermentation. Mouvement qui se produit dans les matériaux industriels : le travail des bois produit souvent des fentes. Etude écrite sur une question : publier un travail sur le paupérisme. Autref., rapport d'un ministre au souverain ou d'un commis au ministre. Discussion, délibération préparant des résolutions : les travaux d'une commission. Mécan. Produit de l'intensité d'une force par la projection, sur la direction de la force, du chemin que parcourt son point d'application. Homme de travail, celui qui gagne sa vie par un métier pénible. Maison de travail, maison où l'on fait travailler des détenus, des réfugiés, etc. Travaux forcés, peine afflictive et infamante qui a remplacé les galères. — La peine afflictive et infamante des travaux forcés, subie jusqu'à 1854 dans les bagnes, est purgée aujourd'hui dans les établissements pénitentiaires de la Nouvelle-Calédonie et de la Guyane. Elle consiste dans la détention hors de la métropole (transportation) avec travail obligatoire, et elle est prononcée à perpétuité ou à temps. Les sexagénaires condamnés aux travaux forcés ne sont pas transportés : la peine est, pour eux, commuée en celle de la réclusion. Il ne faut pas confondre la transportation avec la relégation, qui frappe certains récidivistes, ni avec la déportation, peine réservée aux condamnés politiques et qui ne comporte pas l'obligation du travail.
II.
TRAVAIL (va, l mll.) n. m. (lat. pop. tripalium) ; fait au pl. TRAVAILS. Appareil pour assujettir de grands animaux domestiques dans différentes attitudes, pendant qu'on les ferre ou qu'on les panse.
TRAVAILLÉ, E (va, ll mll.) adj. Où l'on remarque la peine, le soin, le travail : ouvrage travaillé ; style travaillé. Obsédé : travaillé par une idée. Tourmenté : travaillé par la maladie.
TRAVAILLER (va, ll mll. , é) v. n. (du lat. pop. tripaliare.) Se donner de la peine pour faire, pour exécuter une chose : travailler pour gagner son pain. Fonctionner activement : esprit, imagination qui travaille sans cesse. Produire un intérêt : faire travailler son argent. Fig. Se déjeter : le bois vert travaille. Changer de nature : le vin nouveau travaille. Travailler pour (ou contre), servir (ou desservir) quelqu'un. V. a. Façonner : travailler le fer. S'appliquer à : travailler ses vers, son style. Fig. Chercher à gagner ou à soulever : travailler les esprits. Tourmenter : la fièvre le travaille.
TRAVAILLEUR, EUSE (va, ll mll. , eur, eu-ze) adj. Qui aime le travail : écolier très travailleur. N. Personne qui travaille : les assiégés tombèrent sur les travailleurs. Ant. Paresseux, fainéant.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
Machine de bois à quatre piliers entre lesquels les maréchaux attachent
les chevaux vicieux pour les ferrer ou pour les panser (Littré). Can.,
dans le sens de Pièces de bois d'une voiture entre lesquelles le cheval
est attelé. Limonière, brancard.
Qui a l'habitude de travailler: La classe travaillante. _Travailleur_,
qui est adonné au travail: Grand travailleur, bonne travailleuse.