Thème « montréal »
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DUNN. Glossaire franco-canadien, 1880
BOMBE.
A Québec on dit Bombe, à Montréal Canard, pour désigner la
Bouilloire de nos poêles de cuisine ordinaires.
Voir la définition du mot bombe.
CRACKERS.
Est si bien passé dans notre langue que nous arrivons à la vieillesse
sans songer que le mot est anglais. Dans un procès à propos d'un
perroquet, à Montréal, un ouvrier jura que l'oiseau avait été élevé par
son voisin et qu'il parlait français; qu'il disait, entre autres choses,
crackers. ---- Biscotin, biscuit sec.
Voir la définition du mot crackers.
MALOUINES.
"Bottes ----." A Montréal, syn. de Bottes sauvages, c. à d. Souliers
sans semelle avec guêtres montant jusqu'au genou. A Québec, Bottes à
l'écuyère plus ou moins grossières.
Voir la définition du mot malouines.
PORTAGE.
Enfin, voilà un mot canadien auquel l'Académie accorde l'hospitalité; il
est vrai qu'il date de Champlain. On lit dans la 7e et dernière édit. du
Dict. de l'Acad., vol. II, p.461:
Faire portage, se dit en parlant De certains fleuves, comme celui de
Saint-Laurent, où il y a des sauts qu'on ne peut remonter ni descendre
en canot; et signifie, Porter par terre le canot, et tout ce qui est
dedans, au delà de la chute d'eau.
"Portage, se dit aussi Des endroits d'un fleuve où sont des chutes
d'eau, qui obligent à faire portage. Depuis Québec jusqu'à Montréal, il
y a tant de portages."
Tout en remerciant l'Académie d'avoir pensé à nous, il est bon de faire
remarquer que s'il y avait des portages entre Québec et Montréal, il
faudrait portager (le mot est usité) des steamers transatlantiques, ce
qui ne laisserait pas de présenter certaines difficultés.
Voir la définition du mot portage.
DIONNE. Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Baranguer, v. n.
Parler à tort et à travers. Expression très usitée autrefois dans la région de Montréal.
Voir la définition du mot baranguer.
Bombe, n. f.
--Bouilloire. Le corps de la bouilloire ressemble assez à une bombe, et le bec à celui d'un canard. Il est naturel qu'à Québec, ville militaire--que les bombes n'ont pas épargnée--on ait été frappé de la première ressemblance. Dans la région de Montréal, on dit canard pour bouilloire.
--Bonde d'un tonneau.
Voir la définition du mot bombe.
Bossuse, n. f. et adj.
Bossue. Ex. Cette femme est bossuse. Se dit surtout dans la région de Montréal.
Voir la définition du mot bossuse.
Carré, n. m.
Place publique. Ex. Le carré Viger, à Montréal. En Normandie on dit carreau, d'où l'expression jeter sur le carreau.
Voir la définition du mot carré.
Chosier, n. m.
Jolie expression fort usitée autrefois, surtout dans le district de Montréal. «Il y a bien des choses dans un chosier» pour dire qu'il y a une multitude de choses qui existent et dont on ne se doute pas. Le chosier, c'est l'universitas rerum des Romains. Le mot est du vieux français, qui signifiait arbre qui porte des choses, comme Madame de la Sablière disait du bon La Fontaine qu'il était un fablier.
Voir la définition du mot chosier.
Crapet, n. m.
--Enfant malin qu'on ne peut prendre plutôt par un bout que par l'autre.
--Crapet jaune, poisson moins répandu dans la Province de Québec que le crapet vert. Dans la région de Montréal on l'appelle crapet noir.
Voir la définition du mot crapet.
Croquecignole, n. m.
Croquignole, sorte de pâtisserie, ainsi nommée parce qu'elle imite assez la forme que prennent les doigts lorsqu'on veut donner une croquignole ou chiquenaude sur le nez. Dans la région de Montréal, on dit beigne pour croquignole. Beigne est une corruption de beignet, qui est une tout autre espèce de pâtisserie. En France, la pâtisserie qui se rapproche le plus du croquignole, s'appelle casse-museau.
Voir la définition du mot croquecignole.
Date (en) de, loc.
A la date de. Ex. Je suis à peu près certain que Montréal a été fondé en date de 1642.
Dépendeux d'andouilles, n. m.
Homme de très haute taille et dégingandé, niais. Cette locution vient de ce que, chez les charcutiers, les andouilles sont ordinairement accrochées assez haut. Commune dans les environs de Montréal.
Dessus (en), loc. adv.
--En amont. Ex. Montréal est en dessus de Québec.
--En voie de prospérité, au-dessus de ses affaires. Ex. Ce marchand est en dessus dans ses affaires.
--Avoir l'avantage. Ex. J'ai changé mon cheval, j'ai en outre donné cinquante piastres de retour, tout de même je suis en dessus.
Ecartant, e, adj.
Endroit où l'on s'écarte facilement. Ex. Montréal n'est pas une ville aussi écartante que Québec.
Gobette, n. f.
Histoire pour rire, chose que l'on fait gober aux gens. Ex. Nous en avons dit des gobettes, c'est-à-dire, nous nous sommes amusés à conter des histoires en l'air. Expression fort en vogue autrefois dans les campagnes autour de Montréal.
Voir la définition du mot gobette.
Huissier, n. m.
Huissier de la Verge Noire, huissier à verge noire. Autrefois, l'on disait à Québec, huissier à la baguette noire. A Québec, on dit l'huissier, mais à Montréal il fut un temps ou l'on disait le huissier, même à la cour. Alexandre Dumas prononçait avec affectation les huissiers en aspirant l'h. Et quand on lui demandait sa raison, il répondait fièrement: Je ne veux avoir aucune espèce de liaison avec ces gens-là!
Voir la définition du mot huissier.
Maillé, n. m.
Jeune esturgeon appelé maille dans la région de Montréal. On l'appelle ailleurs escargot.
Voir la définition du mot maillé.
Margouilles, n. f. pl.
Margouillis, impasse, position embarrassante. Ce mot était très usité à Montréal, il y a cinquante ans.
Voir la définition du mot margouilles.
Maréal, Marial.--Montréal.
Ménoire, n. f.
--Timon. A Québec on dit timon, à Montréal, travail.
--Mémoire. Ex. Manquer de ménoire.
Voir la définition du mot ménoire.
Messieurs, n. m. pl.
--Les Messieurs du Séminaire, les prêtres du Séminaire de Québec. Ex. Cette après-midi, à cinq heures, il y aura un salut solennel à la chapelle des Messieurs du Séminaire.
--Les Messieurs de Saint-Sulpice, les prêtres de la Société des Sulpiciens.
--Le fort des Messieurs (Montréal).
--Extrait des Messieurs, ouvrage de loi publié à Londres en 1772, intitulé: An Abstract of those Parts of the Custom of the Viscounty and provotship of Paris, etc. Cette compilation fut faite par F.-J. Cugnet, Deschenaux, Pressard, Jacrau, et plusieurs autres Messieurs.
Voir la définition du mot messieurs.
Montrial, n. m.--Montréal.
Voir la définition du mot montrial.
Montréaliste, n. m. et f.
Montréalais ou Montréaliste, citoyen de Montréal. Lequel vaut mieux? M. Chauveau a écrit dans son Charles Guérin: «On devrait peut-être dire Montréalais; mais Montréaliste est le terme usité dans le pays. Québecquois a été reçu de tout temps et va très bien aux Iroquois et avec Canadois que l'on trouve dans les vieilles narrations.»
On ne dit plus maintenant que Montréalais.
Voir la définition du mot montréaliste.
Moréal, Morial, n. m.--Montréal.
Queue d'anguille, n. f.
Appelée loche à Montréal, et queue d'anguille ailleurs. Son vrai nom est lote commune ou comprimée.
Tuque, n. f.
Bonnet de laine. Cette coiffure était beaucoup portée autrefois. Il y en avait des bleues, des rouges et des blanches. La rouge était portée dans la région de Québec, la bleue à Montréal, et la blanche aux Trois-Rivières.
Voir la définition du mot tuque.
Vapeur, n. m.
Bateau à vapeur. Ex. Nous prendrons le vapeur qui part à cinq heures pour Montréal.
Voir la définition du mot vapeur.