Définition: « langue »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
--Tirer la langue, être dans la misère, attendre vainement.
--N'avoir pas la langue dans sa poche, parler avec facilité.
--Faire la langue à quelqu'un, le mettre au courant d'une affaire pour lui permettre de parler avec connaissance de cause.
--Avaler sa langue, se taire, ne pas parler.
Marcher sur la languette, marcher sans osciller. Ex. J'ai pris quelque chose, je l'avoue, mais je suis encore capable de marcher sur la languette.
Longueur. Ex. Traîner une affaire en langueur.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
ABAISSE-LANGUE (lan-ghe) n. m. invar. Instrument qu'on emploie en médecine pour abaisser la langue et apercevoir l'intérieur de la gorge.
LANGUE (lan-ghe) n. f. (lat. lingua). Corps charnu, allongé, mobile, situé dans la bouche et servant à la dégustation, à la déglutition et à la parole. (V. bouche.) Idiome d'une nation : langue française, anglaise. (On divise les langues en trois groupes : langues monosyllabiques, langues agglutinantes, langues à flexion ou flexionnelles.) Règles du langage d'une nation : respecter la langue. Manière particulière de s'exprimer : la langue des poètes. Langue mère, considérée relativement aux langues qui en sont dérivées. Langue maternelle, celle du pays où l'on est né. Langue vivante, actuellement parlée. Langue morte, qu on ne parle plus, comme le latin et le grec. Langue verte, ensemble de locutions imagées, tirées du vocabulaire des halles, des faubourgs, des ateliers, des cercles, des boulevards, etc. Maître de langue, qui enseigne les langues. Coup de langue, calomnie, médisance; épigramme. Langue de vipère, mauvaise langue, personne qui aime à médire. Jeter sa langue aux chiens, renoncer à deviner quelque chose. Avaler sa langue, garder le silence. Tirer la langue à quelqu'un, le narguer par un mouvement de la langue. Se mordre la langue, s'arrêter au moment de dire une sottise ; se repentir d'avoir dit quelque chose. Avoir la langue bien pendue, bien affilée, parler avec facilité. Avoir la langue trop longue, ne pas savoir garder un secret. Prendre langue, entrer en pourparlers. Langue de terre, péninsule longue et étroite. Prov. : Il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, avant de parler, de se prononcer, il faut mûrement réfléchir. Prov. Qui langue a, à Rome va, quand on sait s'expliquer, on peut aller partout.
LANGUE-DE-BŒUF n. f. Techn. Outil de maçon en forme de coeur. Pl. des langues-de-bœuf. Bot. Nom donné, à cause de sa couleur, à un champignon comestible, la fistuline hépatique, qui croît sur le tronc des chênes. ( On l'appelle aussi foie-de-bœuf.)
LANGUE-DE-CARPE n. f. Instrument de dentiste pour extirper les dents molaires. Pl. des langues-de-carpe.
LANGUE-DE-CARPETTE n. f. Burin de serrurier, à tranchant arrondi. PL des langues-de-carpette.
LANGUE-DE-CHAT n. f. Biscuit long et plat. Outil de graveur. Pl. des langues-de-chat.
LANGUEDOCIEN ENNE (si-in, è-ne) adj. et n. Du Languedoc.
LANGUETTE (ghè-te) n. f. Petite langue. Se dit de tout objet qui rappelle la forme d'une petite langue : languette d'une balance. Mince séparation dans l'intérieur d'une cheminée. Lame mobile qui produit la vibration dans les instruments à anche : languette de hautbois. Aiguille de fer du fléau d'une balance. Tenon continu d'une planche, destiné à entrer dans une rainure.
LANGUEUR (gheur) n. f. (lat. langor ; de languere, languir). Abattement maladif et prolongé des forces : souffrir d'une maladie de langueur. Affaissement moral. Apathie. Manque de chaleur : langueur du style.
LANGUEYAGE (ghè-ia-je) n. m. Action de langueyer.
LANGUEYER (ghè-ié) v. a. (de langue. — Se conj. comme grasseyer.) Visiter la langue d'un porc pour s'assurer s'il est sain ou s'il est ladre. Garnir les tuyaux d'orgue de languettes métalliques.
LANGUEYEUR (ghè-ieur) n. m. Individu chargé de langueyer les porcs.
PALANGUER (ghé) v. n. Se servir d'un palan.