Définition: « mettre »
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⚜️ ParlureQuébec.com, Dictionnaire de québécismes modernes, 2026
Familier Mets-en!: Et comment!
⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Faire taire. Ex. Si tu ne te fermes pas le bec, je vais te mettre un bouchon.
Se dit d'un homme et d'une femme qui se marient.
Breton et sa femme se sont mariés,
Se sont mis ensemble, c'est pour faire des paniers.
--Mettre dedans, tromper.
--Mettre la puce à l'oreille, avertir.
--Mettre de l'eau dans son vin, se modérer.
--Mettre dans son sac, recevoir des injures.
--Mettre dans de beaux draps, dans l'embarras.
--Mettre les pieds dans les plats, faire une sottise.
--Mettre les mains à la pâte, travailler soi-même.
--Mettre tous ses oeufs dans le même panier, ne pas diviser ses risques.
--Mettre sur les dents, fatiguer.
--Mettre dans sa poche, empocher un affront.
--Mettre de l'argent, en dépenser.
--Mettre une chose à ne pouvoir s'en servir, la rendre inutilisable.
--Mettre sur l'air, chanter justement et correctement d'après la musique. Ex. Si vous avez un tant soit peu d'oreille vous pourrez facilement mettre sur l'air la chanson Vive la Canadienne!
--Mettre tout dehors, employer le vert et le sec.
--Assurer, certifier. Ex. Je vous promets que je suis un peu embêté.
--Promettre plus de beurre que de pain, faire des promesses exagérées, que l'on ne tiendra pas.
Vomir, restituer. Ex. Donne-moi pas ce remède-là, car je vais le remettre, c'est sûr et certain.
Se remettre de quelqu'un, se remettre quelqu'un. Ex. Je me remets parfaitement de cet homme; toi, t'en remets-tu?
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
ADMETTRE (mè-tre) v. a. (préf. ad, et lat. mittere, envoyer. — Se conj. comme mettre.) Recevoir, agréer : être admis dans une société. Reconnaître comme vrai : admettre un principe. Comporter : cette affaire n'admet aucun retard. Accueillir favorablement : admettre une requête. Ant. éliminer, exclure.
COMMETTRE (ko-mè-tre) v. a. (lat. committere. — Se conj. comme mettre.) Faire : commettre une erreur, une faute, un crime. Préposer : commettre quelqu'un à la garde d'un fort. Aventurer, compromettre : commettre sa réputation, et v. pr. : se commettre avec des fripons. Tordre ensemble plusieurs torons pour en former un cordage.
COMPROMETTRE (kon-pro-mè-tre) v. a. (lat. compromittere. — Se conj. comme mettre.) Exposer, mettre en péril, dans l'embarras : compromettre ses intérêts. Perdre de réputation : compromettre quelqu'un. V. n. Faire un compromis. Stipuler qu'on aura recours à des arbitres.
DÉMETTRE (mè-tre) v. a. (Se conj. comme mettre.) Disloquer, ôter un os de sa place : démettre un bras. Procéd. Débouter. Fig. Destituer. Se démettre v. pr. Se défaire d'un emploi.
ÉMETTRE (mè-tre) v. a. (préf. é, et mettre. — Se conj. comme mettre). Produire au dehors : émettre des rayons. Mettre en circulation : émettre de la fausse monnaie. Exprimer : les conseils d'arrondissement émettent des vœux.
ENTREMETTRE (S') [san-tre-mè-tre] v. pr. Agir activement dans une affaire concernant une autre personne : s'entremettre pour rétablir la concorde entre deux puissances.
METTRE (mè-tre) v. a. (du lat. mittere, envoyer. — Je mets, nous mettons. Je mettais, nous mettions. Je mis, nous mîmes. Je mettrai, nous mettrons. Je mettrais, nous mettrions. Mets, mettons, mettez. Que je mette, que nous mettions. Que je misse, que nous missions. Mettant. Mis, e.) Placer, poser, introduire : mettre une clef dans la serrure. Ranger, combiner : mettre de niveau. Etablir, faire asseoir : mettre au bas bout de la table. Adosser, ajuster : mettre un manche à un balai. Poser sur le corps comme vêtement : mettre un habit neuf. Mêler, verser : mettre du sel dans la sauce. User de : mettez du soin à ce que vous faites. Faire le placement de : mettre son argent à la caisse d'épargne. Dépenser : mettre cent francs à un bibelot. Employer tant de temps : la terre met vingt-quatre heures à tourner autour de son axe. Accommoder : mettre un lièvre en civet. Faire consister : chacun met son bonheur où il lui plaît. Fam. Supposer : mettez que je n'ai rien dit. Fig. Mettre la table, placer la nappe, disposer les couverts sur la table. Mettre une terre en blé, l'ensemencer. Mettre la main à la pâte, s'occuper soi-même d'une chose. Mettre la main sur quelqu'un, l'arrêter ; sur une chose, la découvrir. Mettre la dernière main à un travail, l'achever. Mettre la main à la plume, commencer d'écrire. Mettre au fait, instruire. Mettre un vaisseau, des canots à la mer, les lancer. Mettre de côté, réserver, épargner. Mettre en peine, inquiéter. Mettre en pièces, briser. Mettre à sec, tarir. Mettre à l'épreuve, éprouver. Mettre à même, faciliter les moyens. Y mettre du sien, faire des concessions. Mettre quelqu'un au pied du mur, lui ôter tout subterfuge. Se mettre v. pr. Se placer : se mettre à table. Commencer : se mettre à travailler. Suivre un régime : se mettre à la diète. Se mettre en colère, se fâcher. Se mettre à son aise, agir sans gêne. Se mettre en frais, faire des dépenses. Se mettre en tête, s'imaginer, vouloir absolument. Il se met bien, il s'habille bien. Ant. Enlever, ôter.
OMETTRE (mè-tre) v. a. (lat. omittere. — Se conj. comme mettre.) Manquer à faire ou à dire. Négliger : omettre une formalité.
PERMETTRE (pèr-mè-tre) v. a. (lat. permittere ; de per, à travers, et mittere, envoyer. — Se conj. comme mettre.) Donner liberté, pouvoir de faire, de dire, d'employer : permettre le vin à un malade ; permettre à des passagers de débarquer. Tolérer. Donner le moyen, le loisir de : fonctionnaires à qui leurs occupations permettent des vacances. Se permettre v. pr. Etre permis. Prendre la liberté, la licence de : se permettre une timide critique. Ant. Défendre, interdire, prohiber.
PROMETTRE (mè-tre) v. a. (lat. promittere. — Se conj. comme mettre.) S'engager à faire, à donner : promettre de payer ; promettre un cadeau. Fig. Annoncer : le temps couvert promet la pluie. V. pr. Donner des espérances : enfant, vigne qui promet. Se promettre v. pr. Prendre une ferme résolution. : se promettre de travailler. Espérer : se promettre du plaisir.
RÉADMETTRE (mè-tre) v. a. (Se conj. comme mettre.) Admettre de nouveau.
REMETTRE (mè-tre) v. a. (lat. remittere. — Se conj. comme mettre.) Mettre une chose à l'endroit où elle était auparavant : remettre l'épée au fourreau. Mettre de nouveau sur soi : remettre un habit. Remboîter, replacer : remettre un bras. Livrer une chose à celui à qui elle est destinée : remettre une lettre. Se dessaisir de : remettre une charge. Mettre en dépôt : je lui ai remis mes fonds. Réconcilier : on les a remis ensemble. Rétablir la santé : l'air de la campagne l'a remis. Rassurer, calmer le trouble : cette nouvelle l'a remis. Confier : je remets mon sort entre vos mains. Reconnaître : je vous remets à présent. Pardonner : remettre les péchés. Faire grâce de : remettre une peine. Différer : remettre une partie au lendemain. Se remettre v. pr. Recouvrer sa santé, ses forces. Se tranquilliser. Recommencer : se remettre à jouer. Se replacer où l'on était : se remettre à table. Fig. Se rappeler : je me remets votre visage. S'en remettre à quelqu'un, s'en rapporter à lui.
REPROMETTRE (mè-tre) v. a. (Se conj. comme mettre.) Promettre de nouveau. (Peu us.)
SOUMETTRE (mè-tre) v. a. (de sous, et mettre. — Se conj. comme mettre.) Réduire à l'obéissance, à la dépendance, dompter, réduire : soumettre des rebelles. Devenir maître : soumettre ses passions. Subordonner : soumettre à la raison, à la foi. Subordonner au jugement de quelqu'un : je vous soumets la question. Faire subir à : soumettre un produit à l'analyse. Se soumettre v. pr. Faire sa soumission. S'en rapporter : je me soumets à sa décision.
TRANSMETTRE (trans-mè-tre) v. a. (lat. transmittere. — Se conj. comme mettre.) Faire parvenir : transmettre un ordre. Faire passer par mutation : transmettre une propriété. Fig. Faire passer par succession : transmettre ses vertus à son fils.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
Ch. Se déshabiller en partie. Can., Etre en gaieté.
Assurer. Nor. Je vous _promets_ que c'est vrai, pour Je vous assure, &c.