Définition: « ronne »
Total de 69 résultat(s) dans nos dictionnaires
⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Bourgeonner, pousser des bourgeons. Ex. Un nez tout bourgeonné.
Chaudron. Ex. Une chaudronne pour faire la soupe.
Petite courge de forme bien arrondie qui se confit dans le sucre.
Echardonner, arracher les chardons d'un jardin, d'un champ.
Rempirer. Ex. Dieu, que ça va mal, ça rempironne toujours.
--Course. Ex. Il m'a fallu faire une bonne ronne pour me rendre jusque-là.
--Vente à réduction d'une marchandise pendant une période déterminée. Ex. Faire un ronne dans les cotons, dans les tweeds, dans les tapis.
Courir. Ex. Charretier, ronne un peu plus vite.
Coureur, messager, courrier. Ex. Mon cheval est un bon ronneur. Le ronneur du Frontenac.
Tourner autour, faire le tour. Ce mot se trouve dans Froissart.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
BARONNE (ro-ne) n. f. Femme d'un baron.
BARONNET (ro-nè) n. m. En Angleterre, titre héréditaire des membres d'un ordre de chevalerie créé en 1611 par Jacques 1er.
BERGERONNETTE (bèr-je-ro- nè-te) n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, renfermant des petits oiseaux noir et blanc, nommés aussi bergerettes, hochequeues et lavandières, et qui vivent au bord des eaux et dans le voisinage des troupeaux.
CHAPERONNER (ro-né) v. a. Couvrir d'un chaperon : chaperonner une muraille ; chaperonner un faucon. Fig. Accompagner, surveiller, protéger une personne jeune.
CHARRONNERIE (cha-ro-ne-rî) n. f. Industrie du charronnage.
CHAUDRONNERIE (chô-dro-ne-rî) n. f. Profession, marchandise du chaudronnier. — La grosse chaudronnerie englobe le travail des tôles épaisses et du cuivre destinés à la construction des chaudières à vapeur, appareils de distillation, etc. ; la petite chaudronnerie produit des objets de faibles dimensions.
CHEVRONNER (vro-né) v. a. Garnir de chevrons.
CITRONNELLE (tro-nè-le) n. f. Nom général donné à différentes plantes qui sentent le citron. Liqueur préparée avec des écorces de citron.
CITRONNER (tro-né) v. a. Additionner de jus de citron : citronner un poisson.
COURONNE (ro-ne) n. f. (lat. corona). Guirlande de fleurs, de feuilles, qui entoure la tête : couronne de laurier, de roses, etc. Diadème, marque de la souveraineté. Marque de noblesse : une couronne ducale. Tonsure. Partie la plus basse du paturon du cheval. Cercle métallique enserrant certains objets : la couronne d'un cabestan. Surface entre deux circonférences concentriques. Ouvrage de fortification, de forme semi-circulaire. Couronne d'une dent, sa partie visible. Monnaie d'Angleterre. Format de papier (env. 0m,46 sur 0m,36.) Fig. Prix, récompense. Souveraineté : abdiquer la couronne. Souverain : les joyaux de la couronne. Gloire : la couronne du martyre. Triple couronne, la tiare. Couronne d'épines, tourment, affliction profonde, par allusion à la couronne du Christ. — L'usage des couronnes dans l'antiquité était assez répandu, et c'est surtout de feuillages (chêne, laurier, olivier, myrte, vigne) que l'on couronnait les statues des dieux, puis les prêtres et les victimes. On se couronnait la tête dans les fêtes et les banquets. A Rome, les couronnes (de métal ou de feuillage) sont décernées à titre de récompenses. C'est à partir de Constantin que la couronne devient l'insigne de la dignité, et c'est à ce titre qu'elle se conserve dans la suite des âges. Les empereurs, rois, princes, dauphins, ducs, marquis, comtes, vicomtes, barons et chevaliers (v. ces mots), ont chacun leur couronne de forme spéciale, constituée par un cercle d'or ouvert ou fermé en dessus et orné de pierres précieuses et de perles. Ces couronnes constituent d'ailleurs un des ornements extérieurs des armoiries, et, comme telles, timbrent le heaume ou l'écu. Imitant cet exemple héraldique, les villes surmontent leurs armes d'une couronne murale à créneaux d'or ou d'argent en nombre variable. Sous l'Empire, les couronnes sont remplacées par des toques.
COURONNEMENT (ro-ne-man) n. m. Action de couronner : le couronnement de Charlemagne eut lieu en l'an 800. Achèvement : le couronnement de l'œuvre. Partie supérieure d'un édifice, d'un meuble, etc.
COURONNER (ro-né) v. a. Mettre une couronne sur la tête. Elire comme souverain. Entourer en dominant : forts qui couronnent une ville. Fig. Honorer, récompenser : couronner la vertu. Décerner un prix : couronner un ouvrage. Bien finir ce qui a été ien commencé : la fin couronne l'œuvre. Se couronner v. pr. Mettre une couronne, la couronne sur sa tête : Napoléon se couronna lui-même. Se couvrir : les arbres se couronnent de fleurs. Absol. Arbre qui se couronne, dont la tête se dessèche. Se blesser au genou, en parlant du cheval. Ant. Découronnement.
DÉCHAPERONNER (ro-né) v. a. Enlever le chaperon d'un oiseau de proie dressé pour le vol. Déchaperonner un mur, en enlever le chaperon.
DÉCOURONNEMENT (ro-ne-man) n. m. Action de découronner : le découronnement d'un roi. Etat d'un arbre découronné. Ant. Couronnement.
DÉCOURONNER (ro-né) v. a. Priver de la couronne. Dépouiller un arbre des branches supérieures : la tempête découronne les arbres. Priver de ce qui paraît comme une couronne : l'âge découronne le front. Ant. Couronner.
DEMI-COURONNE n. f. Monnaie anglaise d'argent, valant 3 fr. 125. Pl. des demi-couronnes.
ENVIRONNER (an-vi-ro-né) v. a. Mettre autour : environner de murs un jardin. Etre autour : montagnes qui environnent la ville.
ÉPERONNER (ro-né) v. a. Piquer avec l'éperon : éperonner un cheval paresseux. Chausser les éperons à. Fig. Exciter, stimuler : personne éperonnée par la faim.
ÉPERONNERIE (ro-ne-rî) n. f. Fabrication et commerce des éperons, et autres objets ayant trait au harnachement des chevaux.
ESCADRONNER (ès-ka-dro-né) v. n. Faire des évolutions par escadron.
FANFARONNER (ro-né) v. n. Faire des fanfaronnades. (Vx.)
FANFARONNERIE (ro-ne-rî) n. f. Caractère du fanfaron. (Peu us.)
FERRONNERIE (fè-ro-ne-rî) n. f. (de ferron). Fabrique de gros ouvrages de fer. Menus objets de fer ou de cuivre, fabriqués par les cloutiers.
FLEURONNER (ro-né) v. n. Pousser des fleurons. V. a. Orner de fleurons.
GODRONNER (dro-né) v. a. Faire des godrons.
GODRONNEUR, EUSE (dro-neur, eu-ze) n. Celui, celle qui fait des godrons.
GOUDRONNER (dro-né) v. a. Enduire de goudron : on goudronne les cordages pour les empêcher de pourrir par l'humidité.
GOUDRONNERIE (dro-ne-rî) n. f. Lieu où l'on prépare, où l'on conserve le goudron.
GOUDRONNEUR (dro-neur) n. m. Ouvrier qui prépare ou qui emploie le goudron.
GOUDRONNEUX, EUSE (dro-neû, eu-ze) adj. Qui est de la nature du goudron.
*HÉRONNEAU (ro-nô) n. m. Petit héron.
LARRONNEAU (la-ro-nô) n. m. Fam. Petit larron.
MARONNER (ro-né) v. n. Fam. Murmurer sourdement, rager. V. a. Dire en grondant : maronner des injures.
I.
MARRONNER (ma-roné) v. a. Friser les cheveux en marrons, en grosses boucles rondes. (Vx.)
II.
MARRONNER (ma-roné ) v. n. Etre esclave marron, vivre en esclave marron : marronner dans le bois. Fig. Exercer une profession sans l'autorité, la commission nécessaire.
PATRONNER (tro-né) v. a. (de patron). Recommander, appuyer : patronner une candidature. Introduire en protégeant : patronner un nouveau venu. Imprimer à l'aide d'un patron à jours : patronner des cartes. Découper sur un patron : patronner une chemisette.
PATRONNESSE (tro-nè-se) n. et adj. f. Dame qui dirige une fête, un bal, etc., de bienfaisance : les patronnesses ; les dames patronnesses. Qui dirige un patronage.
PATRONNET (tro-nè) n. m. Jeune garçon pâtissier.
PÉRONNELLE (ro-nè-le) n. f. (du lat. Petronilla, n. pr.). Femme, fille sotte et babillarde.
PLASTRONNER (plas-tro-né) v. a. Garnir d'un plastron. Fig. Prendre une attitude fière ; poser ; faire le beau.
POLTRONNERIE (tro-ne-rî) n. f. Lâcheté. Ant. Bravoure, courage.
PORTE-COURONNE n. m. invar. Surnom donné aux rois. (Peu us.)
QUARDERONNER (kar-de-ro-né) v. a. Arrondir sur l'angle par un quart de rond.
RONRONNER (ro-né) v. n. Faire des ronrons.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
Lieu où l'on vend, où l'on fabrique les _gros_ ouvrages de fer (Acad.).
Protéger (Bescherelle, néol.).
Angl. _Runner_. Employé d'hôtel chargé de faire les commissions.
_Pisteur_.