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Définition: « diable »

Si vous manquez d'inspiration, voici quelques québécismes bien vivants en 2026: abrier, achaler, astheure, barrer, chambranler, champlure, jasette, ioù, licher, marabout, neu, siler, tourtière, washer, wrench.

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⚜️ ParlureQuébec.com, Dictionnaire de québécismes modernes, 2026

diable
Familier Ce n'est pas le diable: ce n'est pas terrible.

⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930

DIABLE s. m. 1° Appareil à soulever les voitures pour ôter les roues.
DIABLER v. intr. Endiabler. Ex.: Faire diabler quelqu'un.
EN DIABLE loc. adv. 1° En colère, de mauvaise humeur. (Voir : Diable.) 2° Très bien. (Voir : Diable.)
INRÉMÉDIABLE adj. Irrémédiable. ¬ Dial. - M. s., Normandie.

⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909

Bat=le=diable, n. m.
Individu plein de ressources et dangereux de toute façon.
Désendiabler, v. a.--Défâcher.
Diable, n. m.
--Petit véhicule basculant sur deux roues, qui sert à charger et décharger des bagages, des marchandises. Ceux qui le traînent, tirent évidemment le diable par la queue, et comme ce métier n'a jamais dû être bien lucratif, peut-être est-ce lui qui a donné lieu à la locution tirer le diable par la queue, c'est-à-dire être dans un état voisin de la misère.
--Etre en diable, être furieux.
--Parler au diable, être dangereux.
--Se vendre au diable, se tirer aux cheveux.
--Aller au diable au vert, s'en aller très loin. En France, on dit aller au diable Vauvert.
--Avoir le diable au corps, être malin, rusé.
--C'est le diable à faire, c'est une chose bien difficile à faire.
--Que le diable t'emporte, va-t-en.
--Le diable s'en mêle, tout conspire contre mon affaire.
--Il y a du diable là-dedans, il y a du mystérieux et du mauvais.
--Le diable et ses morts. Ex. Il n'y avait pas de monde le diable et ses morts, c'est-à-dire pas beaucoup de personnes.
--Faire le diable à quatre, faire beaucoup de bruit.
--Envoyer au diable, à tous les diables, congédier vivement.
--Le diable bat sa femme, il pleut et il fait soleil en même temps.
--Le diable est aux vaches, il y a du malheur ou du dommage, l'affaire ne va pas bien.
--Le diable n'est pas pire, le diable n'agit pas autrement.
--Méchant comme sept fois le diable, impossible d'être plus méchant.
--Loger le diable dans sa bourse, être dans la misère.
--Que le diable m'ampue (m'ampute), que le diable m'emporte.
--Pas diable, pas extraordinaire. Ex. Du vin qui n'est pas diable.
Diable (bon), n. m.
Une assez bonne personne. Ex. C'est un bon diable, ne lui faisons pas de mal.
Diable d'homme, n. m.--Homme rusé, subtil.
Diable incarné, n. m.
Méchant. Ex. C'est le diable incarné que cet animal-là.
Diable (mauvais),--Très méchant homme.
Diable (pauvre), n. m.
Misérable. Ex. Lâche-le, ce pauvre diable.
Diable (petit), n. m.--Enfant espiègle.
Diable (un), loc adv.
En quantité. Ex. Il y a, cette année, des pommes un diable.
Diable (que le), loc.
Beaucoup. Ex. Ce monsieur mange que le diable.
Diablement, adv.
Beaucoup. Ex. Louis est diablement embêté.
En diable, loc.--En furie.
Enfant du diable, n. m.--Bête puante, putois.
Herbe du diable, n. f.--Stramoine.
Inrémédiable, adj.--Irrémédiable.
Tabac du diable, n. m.
Jusquiame noire. Dans le comté de Kamouraska, on dit du tabac-diable.

🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905

CONGÉDIABLE adj. Que l'on peut congédier.

DIABLE n. m. (du gr. diabolos, calomniateur). Démon, esprit matin : être possédé du diable. Ne craindre ni Dieu ni diable, se dit d'une personne méchante qu'aucune crainte n'arrête. Fig. et fam. Diable incarné, personne très méchante. Pauvre diable, misérable. Bon diable, bon garçon. Beauté du diable, fraîcheur de jeunesse. Faire le diable à quatre, faire du vacarme. Avoir le diable au corps, être très actif ou fort tourmentant. Envoyer au diable, rebuter avec colère. C’est là le diable, ce qu'il y a de fâcheux, de difficile. Chariot à deux roues basses, servant au transport des lourds fardeaux. Tuyau de tôle noire pour activer le feu d'un fourneau. Interj. Marque l'impatience, la désapprobation, la surprise : diable ! mauvaise affaire. Loc. adv. : En diable, fort, extrêmement. Au diable, loin : au diable les importuns ! Au diable vauvert (et non au diable au vert ou au diable vert), très loin, si loin qu'on n'en revient pas. Loc. Prov. : Tirer le diable par la queue, avoir de la peine à vivre. Loger le diable dans sa bourse, n'avoir pas le sou. C'est le diable à confesser, c'est une chose extrêmement difficile.

DIABLEMENT (man) adv. Fam. Excessivement.

DIABLERIE (rî) n. f. Sortilège, maléfice : la diablerie florissait au moyen âge. Intrigue. Malice, pétulance : il faut être indulgent aux diableries des enfants. Scènes, pièces populaires où figurent des diables : les diableries de Callot.

DIABLESSE (blè-se) n. f. Diable femelle. Femme méchante, acariâtre.

DIABLETEAU ou DIABLOTEAU (tô) n. m. Petit diable.

ENDIABLER (an-dia-blé) v. n. Fam. Enrager, se donner au diable, être furieux.

IRRÉMÉDIABLE (ir-ré) adj. A quoi on ne peut remédier : l'expédition de Sicile fut pour les Athéniens un désastre irrémédiable. Fig. Que l'on ne peut réparer. Ant. Remédiable.

IRRÉMÉDIABLEMENT (ir-ré, man) adv. Sans recours, sans remède : malade irrémédiablement perdu.

REMÉDIABLE adj. A quoi on peut apporter remède : mal remédiable. Ant. Irrémédiable.

RÉPUDIABLE adj. Qui peut être répudié.

🌍 Wiktionnaire, 2026

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