Définition: « fer »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
--Cet homme ne vaut pas les quatre fers d'un chien, il ne vaut rien.
--Une main de fer, un homme qui brise tout ce qu'il touche.
--Avoir trop de fer au feu, entreprendre plus qu'on est capable d'exécuter.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
FER (fèr) n. m. (lat. ferrum). Métal d'un gris bleuâtre servant à une foule d'usages dans l'industrie. Fer aigre, fer très cassant à froid. Fer doux, celui qui se travaille aisément à froid. Fer battu, fer travaillé au marteau ou embouti à la presse. Pointe en fer d'une pique, d'une lance, etc. Epée, fleuret : croiser le fer. Poét. Arme meurtrière : un fer homicide. Demi-cercle dont on garnit la corne des pieds des chevaux. Tomber les quatre fers en l'air, se dit d'un cheval qui tombe sur le dos et, par ext., d'une personne qui tombe à la renverse. Se dit de plusieurs instruments et outils de fer : fer à friser, à repasser, etc. Petit fer, instrument dont se servent les relieurs pour faire les empreintes. De fer, solide, robuste, inébranlable : santé, volonté, discipline de fer. Age de fer, époque mythologique, où les hommes devinrent méchants et malheureux. Age du fer, époque historique où l'on commença à se servir d'instruments de fer. Pl. Chaînes, menottes : avoir les fers aux pieds. Jeter dans les fers, mettre en prison. Fig. Captivité, esclavage : gémir dans les fers. — Le fer est un métal blanc, grenu, devenant fibreux par le forgeage, de densité 7, 8 et qui fond à 1.500e. Très ductile, très malléable, mais en même temps très résistant, il est le métal usuel par excellence, connu des hommes depuis la plus haute antiquité. Il se trouve dans la nature à l'état d'oxydes (aimant, fer oligiste, hématite rouge), de carbonates (sidérose, etc.) ou de sulfures ; les gisements sont surtout exploités en Angleterre, aux Etats-Unis, en France et en Allemagne. Les minerais sont d'abord fondus dans les hauts fourneaux (V. ce mot), et la fonte ainsi obtenue, débarrassée de son excès de carbone par le puddlage, se transforme en fer. A son tour, le fer proprement dit, par addition d'une minime quantité de carbone, fournit l'acier. Les usages du fer, sous ses trois formes, sont infiniment nombreux. Il sert surtout à la construction des machines, de toutes les pièces de résistance en général, des rails de chemin de fer, des armes, etc. Il tend de plus en plus à remplacer la pierre dans la construction des ponts, des édifices, etc. Il est très sujet à s'oxyder, en se recouvrant d'une couche de rouille ; mais on évite ce défaut en recouvrant d'une couche isolante de peinture ou d'un corps gras quelconque les surfaces exposées à l'air humide.