Définition: « compte »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
A compte. Ex. J'ai reçu dix piastres en à compte. On peut dire: J'ai reçu un acompte de dix piastres, ou dix piastres à compte.
En avoir pour son compte, être à l'article de la mort, ou encore, avoir reçu des coups au point de ne pouvoir plus recommencer la bataille. Ex. Paul et Jacques se sont battus comme des chiens, mais Paul en a eu pour son compte.
--Faire le compte, suffire. Ex. Voici encore trois piastres et demie, ça fait-y le compte?
--Croire. Ex. Je compte que tu ne me feras pas défaut.
--Sans compter que, en outre. Ex. Je dois aller au théâtre ce soir, sans compter que j'ai plusieurs personnes à voir.
Revision. Ex. L'élection est finie, les candidats ont presque le même nombre de votes, il va falloir faire le décompte.
--Compter les bulletins de vote après une élection.
--Perdre la raison.
--Condamné à mourir. Ex. Mon frère Thomas est bien malade, le docteur l'a décompté.
Escompte. Le mot discompte est français, mais vieilli.
Faire le recompte, compter de nouveau les votes donnés dans une élection politique.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
ACOMPTE (a-con-te) n. m. Payement partiel à valoir sur le montant d'une dette : donner des acomptes. Adverbialem., s'écrit en deux mots : il a reçu cent francs à compte.
COMPTE (kon-te) n. m. Calcul, nombre : faire le compte de sa fortune. Etat de ce qui est dû : vérifier le compte d'un entrepreneur. Fig. Profit, avantage : les fripons trouvent leur compte à la bonne foi des honnêtes gens. Donner son compte à un domestique, le payer et le renvoyer. Rendre compte de, raconter, expliquer, justifier. Tenir compte de, prendre en considération. Dédommager de. Etre reconnaissant de. Compte courant, état par doit et avoir des opérations entre deux individus. Compte rendu, rapport fait à des commettants, à des intéressés, sur un objet qui les concerne. Analyse d'un ouvrage insérée dans un journal. Cour des comptes, établie pour vérifier les comptes des administrations de l'Etat. Loc. adv. : A compte, à valoir. A bon compte, à bon marché : avoir une marchandise à bon compte. Au bout du compte ou en fin de compte ou tout compte fait, tout bien considéré. De compte à demi, en partageant les bénéfices. Prov. : Les bons comptes font les bons amis, pour rester amis, il faut avant tout s'acquitter exactement de ce que l'on se doit l'un à l'autre.
COMPTE-GOUTTES (ghou-te) n. m. invar. Petit appareil pour compter les gouttes des médicaments dangereux. Adjectiv. : un flacon compte-gouttes.
COMPTER (kon-té) v. a. (lat. computare). Nombrer, calculer : compter de l'argent. Mettre au nombre de : compter parmi ses amis. Payer, donner : compter cent francs à quelqu'un. V. n. Etre compté, faire nombre : syllabe qui ne compte pas. Arrêter un compte. Se proposer : je compte partir demain. Compter sur, avoir confiance en. Compter de, dater de.
COMPTEUR, EUSE (kon-teur, euze) n. Celui, celle qui compte. N. m. Nom donné à divers appareils mesurant les distances parcourues ou le nombre des mouvements effectués dans un temps donné. Appareil qui marque les quantités de gaz d'éclairage, d'eau, etc., que consomme une maison.
DÉCOMPTE (kon-te) n. m. Déduction à faire sur un compte que l'on solde. Fig. Trouver du décompte, avoir une déception. Décomposition d'une somme, reçue ou payée, en ses éléments de détail.
DÉCOMPTER (kon-té) v. a. Rabattre d'une somme. V. n. Rabattre de l'opinion, de l'espoir qu'on avait.
ESCOMPTE (ès-kon-te) n. m. Prime payée à un débiteur qui acquitte sa dette avant l'échéance : faire un escompte de 6 p. 100. Règle d'escompte, règle d'arithmétique qui donne la solution des questions relatives à l'escompte. Escompte en dehors, prime égale à l'intérêt que produirait le capital payable à terme, depuis l'époque du payement anticipé jusqu'à celle de l'échéance. Escompte en dedans, prime égale à la somme qu'il faudrait retrancher du capital pour que, augmenté de l'intérêt au taux convenu jusqu'à l'époque de l'échéance, il devînt précisément égal à la somme payable à terme.
ESCOMPTER (ès-kon-té) v. a. Payer un effet avant l'échéance, moyennant escompte. Fig. Dépenser d'avance : escompter un héritage. Jouir d'avance de : escompter l'avenir. Consommer prématurément : escompter sa jeunesse.
ESCOMPTEUR (ès-kon-teur) adj. et n. m. Celui qui escompte des billets : banquier escompteur.
MÉCOMPTE (kon-te) n. m. Erreur dans un compte. Fig. Espérance trompée. Déception : vous aurez un grave mécompte.
MÉCOMPTER (kon-té) (SE) v. pr. (préf. mé, et compter). Se tromper dans un compte. Eprouver du mécompte. (Peu us.)
POUR-COMPTE (con-te) n. m. invar. Acte par lequel on reçoit une marchandise de mauvaise qualité en prévenant qu'on la vendra pour le compte de l'expéditeur. (On écrit aussi pourcompte.)
PRÉCOMPTE (kon-te) n. m. Compte fait d'avance pour être déduit.
PRÉCOMPTER (kon-té) v. a. Compter par avance ; supputer : précompter les sommes déjà payées.
RECOMPTER (kon-té) v. a. Compter de nouveau.
RÉESCOMPTE (ès-kon-te) n. m. Opération de banque qui consiste à faire escompter à nouveau, par un autre banquier, le papier qu'on a escompté.
RÉESCOMPTER (ès-kon-té) v. a. Escompter de nouveau : la Banque de France réescompte le portefeuille des banques de moindre importance.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
Ctre. de la Fr. Recompter, compter de nouveau.
Nor. Dites: Quel est le taux de l'_Escompte? Escomptez_ mon billet.