Définition: « papier »
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⚜️ ParlureQuébec.com, Dictionnaire de québécismes modernes, 2026
Antilles, Québec Papier de verre.
⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
COUPE-PAPIER (pi-é) n. m. invar. Sorte de couteau en bois, en os, etc., pour couper le papier, séparer les feuillets d'un livre, etc.
GÂTE-PAPIER (pi-é) n. m. invar. Mauvais écrivain.
GRATTE-PAPIER (gra-te-pa-pi-é) n. m. invar. Par dénigr. Copiste, clerc, mauvais écrivain.
PAPIER (pi-é) n. m. (lat. papyrus). Feuille sèche et mince, faite de toute sorte de substances végétales réduites en pâte, pour écrire, imprimer, envelopper, etc. : papier de paille, papier de bois. Jeter ses idées sur le papier, les écrire. Ecrit ou imprimé : un papier compromettant. Papier timbré, marqué du timbre de l'Etat. Papier libre, non timbré. Papier autographique, enduit d'une préparation grâce à laquelle on obtient un décalque rien qu'en l'appuyant sur la surface à décalquer. Papier couché, papier collé recouvert d'une couche de colle de peau et de blanc de Meudon. Papier procédé, papier strié sur lequel on dessine et on enlève les blancs avec le grattoir (on dit aussi papier Gillot.) Papier vélin, papier sans grain, très uni, lisse et satiné. Papier pelure, papier très mince, blanc et souple. Papier Joseph, papier très léger, blanc ou gris, et à demi transparent. Papier végétal, papier à calquer ou papier-calque, papiers transparents servant à calquer. Papier indien, papier très mince, mais suffisamment opaque pour recevoir l'impression. Papier buvard, v. buvard. Papier de Hollande, Whatman, de Chine, du Japon, etc., noms divers de papiers de belle qualité sur lesquels on tire les éditions de luxe. Papier de musique, papier réglé servant à écrire de la musique. Fig. et fam. Réglé comme un papier de musique, d'habitudes très régulières. Papier de verre, enduit de poudre de verre, servant au polissage. Effet de commerce ou valeur : accepter, refuser le papier d'un commerçant. Pl. Passeport, titres, etc. : avez-vous vos papiers ? Gazettes, journaux : papiers publics. Papier-émeri, papier enduit d'émeri et servant à polir les métaux. Papier peint ou papier-tenture, dont on tapisse un appartement. Papier-parchemin, auquel on a donné les propriétés du parchemin en le trempant dans l'acide sulfurique. Papier-cuir, sorte de papier imitant le cuir. Papier-pierre, sorte de carton très dur, obtenu avec de la pâte à papier fortement comprimée et qu'on emploie à divers usages : le papier-pierre est employé quelquefois comme pierre lithographique. — Les anciens ne connaissaient pas le papier ; ils écrivirent d'abord sur des feuilles de palmier, sur des écorces d'arbre, sur des tablettes enduites de cire, sur du plomb, etc., et enfin sur l'écorce du papyrus, roseau qui croît sur les bords du Nil et d'où est venu le mot papier. Après la conquête de l'Egypte par les Romains, le papyrus fut presque exclusivement en usage en Italie et en Grèce. Un peu avant l’ère chrétienne, le parchemin vint faire concurrence au papyrus. L'introduction du papier de chiffons, destiné à remplacer le parchemin et le papyrus, ne paraît guère remonter qu'au Xe siècle ; mais ce n'est que vers le XVIIIe, à l'époque de la Révolution, que la fabrication de ce papier a pris une extension considérable. De nos jours, le papier de chiffon n'a pas cessé d'être employé ; mais on fabrique aussi différentes qualités de papier avec la paille, l'alfa, les fibres du bois, etc.
PAPIER-MONNAIE (mo-nè) n. m. Papier créé par un gouvernement pour tenir lieu d'argent. — Le cours du papier-monnaie est forcé, bien que le porteur ne puisse être constamment assuré d'en obtenir le remboursement. Cette monnaie fictive ou fiduciaire, inventée par la nécessité dans les circonstances les plus critiques, et à laquelle la confiance seule peut donner un crédit durable, ne doit pas être confondue avec les billets de banque, signes représentatifs d'une réserve existante de monnaies d'or et d'argent et qu'on peut par conséquent toujours changer à volonté contre une valeur réelle, équivalente à la valeur nominale. Lorsque l'on eut fabriqué, de 1790 à 1796, pour plus de 40 milliards d'assignats, papiers représentatifs de la valeur d'une masse énorme de biens nationaux, la dépréciation de ce papier-monnaie fut telle, qu'une paire de bottes coûtait de 8.000 à 10.000 francs, et qu'on vit, dans certaines localités, le cours de 100 livres assignats porté à 2 liards.
PRESSE-PAPIERS (prè-se-pa-pi-é) n. m. invar. Ce qu'on met sur des papiers pour les maintenir.
SERRE-PAPIERS (sè-re-pa-pi-é) n. m. invar. Endroit où l'on serre les papiers. Tablettes divisées en compartiments pour serrer des papiers. S'emploie aussi comme Syn. de presse-papiers.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
Can. Se trouve dans nos lois. Trad. de _Newspaper_, mais traduction
baroque et inutile, car _Journal_ dit la même chose.