Définition: « ferme »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Se taire. Ex. Veux-tu te fermer, oui ou non? bavard que tu es.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
AFFERMER (a-fèr-mé) v. a. Donner ou prendre à ferme : affermer une propriété.
ANTIFERMENT (fèr-man) n. m. Nom donné a tout corps susceptible d'empêcher une fermentation.
ANTIFERMENTESCIBLE (fèr-man-tès-si-ble) adj. Se dit de toute substance qui ne fermente pas.
ENFERMER (an-fèr-mé) v. a. Mettre en un lieu d'où il est impossible de sortir : enfermer des chevaux dans une écurie. Emprisonner. Mettre dans une maison d'aliénés, dans une prison, etc. Serrer sous clef : enfermer des papiers. Comporter. Contenir : passage qui enferme deux erreurs.
I.
FERME (fèr-me) adj. (lat. firmus). Solide : terrain ferme. Stable, fixe : être ferme sur ses jambes. Compact, résistant : chair ferme. Fig. Assuré, qui ne tremble pas : parler d'un ton ferme. Constant, inébranlable : ferme dans ses résolutions. Se dit des opérations de bourse qui ont un caractère définitif : marché ferme. Terre ferme, continent. Adv. Avec assurance : parler, tenir ferme. Interj. Courage : ferme, mes amis ! Ant. Mou, chancelant, vacillant, faible, défaillant.
II.
FERME (fèr-me) n. f. (de fermer.) Contrat par lequel un propriétaire abandonne à quelqu'un, moyennant une rente ou un loyer, la jouissance d'un bien rural : prendre une propriété à ferme. Domaine rural affermé par son propriétaire à celui qui doit le cultiver. Perception de divers impôts, affermée jadis a des compagnies ou à des individus : la ferme du sel. Ferme-modèle ou ferme-école, exploitation agricole dans laquelle on forme de jeunes agriculteurs à la pratique raisonnée de leur art.
III.
FERME (fèr-me) n. f. (de fermer). Archit. Assemblage de pièces placées de distance en distance et destinées à porter le laitage, les pannes et les chevrons d'un comble. Décor de théâtre monté sur châssis qui s'élève des dessous.
FERMEMENT (fèr-me-man) adv. Avec force et fermeté : croire, s'appuyer fermement.
FERMENT (fèr-man) n. m. (lat. fermentum ; de fervere, être chaud). Agent organique ou inorganique, qui détermine la fermentation d'une substance : on distingue les ferments figurés et les ferments solubles. Fig. Ce qui fait naître ou entretient sourdement les haines : ferment de discorde.
FERMENTABLE (fèr-man) adj. Qui peut fermenter : pulpe fermentable.
FERMENTATIF, IVE (fèr-man) adj. Qui produit la fermentation.
FERMENTATION (fèr-man-ta-si-on) n. f. Transformation que subissent un grand nombre de substances organiques, lorsqu'elles sont placées dans des conditions déterminées et mises en présence d'un agent spécifique, et qui se traduit par une oxygénation, une hydratation, etc. : la fermentation des liquides sucrés donne de l'alcool. Fig. Agitation des esprits.
FERMENTER (fèr-man-té) v. n. Etre en fermentation : le moût de raisin fermente dans la cuve. Fig. S'agiter : les esprits fermentent. V. a. Mettre en fermentation. (Vx.)
FERMENTESCIBILITÉ (fèr-man-tès-si) n. f. Qualité de ce qui est fermentescible.
FERMENTESCIBLE (fèr-man-tès-si-ble) adj. Sujet à entrer en fermentation.
FERMER (fèr-mé) v. a. (lat. firmare, rendre fixe). Boucher une ouverture : fermer un robinet. Enclore : fermer un jardin. Empêcher l'accès : fermer un port. Arrêter, clore : fermer une discussion. Cicatriser : fermer une plaie. Fermer la marche, marcher le dernier. Fermer boutique, cesser son commerce. Fermer sa porte, ne pas recevoir. Fig. Empêcher l'accès, le développement. Fermer les yeux, s'endormir, mourir. V. n. Etre fermé : cette porte ferme mal. Ant. Ouvrir.
FERMETÉ (fèr) n. f. (lat. firmitas). Etat de ce qui est ferme, solide. Constance, courage, force morale : fermeté de caractère. Ant. Mollesse, faiblesse, défaillance.
FERMETTE (fèr-mè-te) n. f. Ferme de faux comble ou de lucarne. Ferme qui soutient un barrage mobile sur un cours d'eau.
FERMETURE (fèr) n. f. Ce qui sert à fermer : une fermeture solide. Action, moment de fermer. Ant. Ouverture.
INFERMENTESCIBLE (fèr-man-lès-si-ble) adj. Qui n'est pas susceptible de fermenter.
REFERMER (fèr-mé) v. a. Fermer de nouveau : refermer une porte.
RENFERMER (ran-fèr-mé) v. a. Enfermer de nouveau : renfermer un prisonnier évadé. Tenir dans un lieu clos : renfermer un vagabond. Fig. Comprendre, contenir : ce livre renferme de grandes vérités. Restreindre, réduire dans de certaines bornes : renfermer une pensée dans peu de mots. Tenir caché : renfermer ses projets, ses chagrins. Se renfermer v. pr. Se concentrer, se dissimuler : se renfermer dans le silence. Se limiter : se renfermer dans son sujet. Se renfermer en soi-même, se recueillir.
SOUS-AFFERMER (sou-za-fèr-mé) v. a. Donner, prendre à sous-ferme.
SOUS-FERME (fèr-me) n. f. Sous-bail. Pl. des sous-fermes.