Définition: « abattre »
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⚜️ SPFC, Glossaire du parler français au Canada, 1930
⚜️ Dionne, Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Faire, exécuter. Ex. Voici un ouvrier qui abat beaucoup d'ouvrage dans une journée. Allusion à ceux qui abattent du bois.
🇫🇷 Petit dictionnaire de 1905
ABATTRE (ba-tre) v. a. (rad. bas. — Se conj. comme battre.) Mettre à bas, renverser, détruire, démolir : abattre un arbre, un mur. Tuer : abattre du gibier. Bestiaux abattus. Fig. Affaiblir : la fièvre abat. Décourager : quelle peur vous abat ? Abaisser : abattre l'orgueil. Faire cesser : la réflexion abattit sa colère. Accomplir avec rapidité : besogne abattue. S'abattre v. pr. Tomber : les vieux chevaux s'abattent souvent. Se précipiter sur : l'épervier s'abat sur sa proie. Cesser, s'apaiser, diminuer : le vent s'abat. Prov. : Petite pluie abat grand vent (au pr.), quand il vient à pleuvoir, le vent s'apaise ; (au fig.), souvent peu de chose suffit pour calmer une grande colère. Ant. élever, relever.
RABATTRE (ba-tre) v. a. (Se conj. comme battre.) Rabaisser ce qui s'élève : rabattre son collet. Aplatir : rabattre un pli. Retrancher du prix d'une chose : je n'en rabattrai pas un centime. Rassembler le gibier à l'endroit où sont les chasseurs. Fig. Abaisser : rabattre l'orgueil. Rabattre un arbre, couper un arbre jusqu'à la naissance des branches. Rabattre le marbre, le polir avec de la terre cuite pulvérisée. V. n. Diminuer de : rabattre de ses prétentions. En rabattre, diminuer les prétentions, la valeur, etc., de quelque chose. Se rabattre v. pr. Se détourner de son chemin pour en prendre un autre : l'armée se rabattit sur la ville. Fig. Changer brusquement de propos : se rabattre sur la politique. Ant. Relever.
⚜️ Dunn, Glossaire franco-canadien, 1880
---- de l'ouvrage. Faire beaucoup d'ouvrage On dit mieux Abattre de la
besogne.