Thème « normand »
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DUNN. Glossaire franco-canadien, 1880
ABRIER.
Vieux mot qui signifiait Mettre à l'abri. Est encore usité en Normandie
et en Bretagne pour Couvrir, et S'abrier pour Se mettre à couvent.
Nous l'avons aussi conservé dans l'acception de Se couvrir, lorsqu'on
est au lit.
Voir la définition du mot abrier.
ACERTAINER.
Vieux mot fr., d'où vient l'angl. To ascertain. Est encore usité en
Normandie. Constater. En wal., Acertiner.
Voir la définition du mot acertainer.
ALLUMELLE.
Nous avons conservé, comme en Normandie, ce vieux mot que le
dictionnaire a remplacé par Lame.
Voir la définition du mot allumelle.
ARREGARDER.
On n'arregarde pas à ces règles et scrupules (Brantôme). Le mot subsiste
encore en Normandie et au Canada, parmi le peuple.
Voir la définition du mot arregarder.
BALIER.
Pour Balayer; faute de prononciation commune en Normandie et en
Lorraine.
Voir la définition du mot balier.
BED.
Pop. Angl. Souvent employé pour Banc-lit. Les Normands disent
Bédière pour Lit, couche.
Voir la définition du mot bed.
BERS.
Berceau. Ce mot remonte au 13e siècle; il n'est plus dans le dict., mais
il est généralement usité en Normandie et au Canada.
Voir la définition du mot bers.
BISQUE ET DE COIN (DE).
Nor. de travers. Nous disons De bisc-en-coin, pop., et cela se dit
aussi dans la Haute-Normandie.
CHAMPELURE.
Usité en Normandie pour Robinet d'un tonneau mis en perce.
Voir la définition du mot champelure.
HUISSIER.
Le h n'est pas aspiré. Dites Des z'huissiers. Pour donner plus de
force et de poids à certains mots, dit M. Jaubert, on aspire fortement
la première syllabe: himmense, hunorme, &c. C'est une prononciation
emphatique tendant à rehausser par l'expression la valeur ou
l'importance de ce qu'elle désigne. C'est ainsi qu'en Normandie on dit:
le huissier, à cause du rôle important que cet officier ministériel
joue dans les habitudes de la province.
Voir la définition du mot huissier.
MICOUENNE.
Can. Mot tiré du sauvage. Grande cuillère de bois, qu'on emploie
généralement pour tirer le pot-au-feu du chaudron, et, dans le peuple,
pour servir la soupe. C'est la mouvette des Normands.
Voir la définition du mot micouenne.
NUISANCE.
Peine, ennui, incommodité, tort, dommage. Littré le donne comme néol.
"Ce mot, très anciennement français, dit-il, nous le reprenons
maintenant des Anglais, qui l'ont retenu des Normands."
Voir la définition du mot nuisance.
DIONNE. Le Parler populaire des Canadiens français, 1909
Abatteux d'ouvrage, loc.
Individu qui taille beaucoup de besogne en un temps donné. En Normandie on dit un homme d'abat, qui travaille vite et beaucoup.
Abre, âbre, n. m.
Arbre. Ce mot est d'origine normande: «Pour l'amour du buisson va la brebis à l'abre.»--Proverbe du XV^e siècle, cité par Leroux de Lincy. (Prov. français, t. I, p. 97.)
Arrainement, n. m.
Mise en accusation, au terme de la cour criminelle. Vieux mot français introduit, comme bien d'autres, dans la procédure anglaise au temps de la conquête de l'Angleterre par les Normands. En le refrancisant, nous ne faisons que prendre notre bien, notre butin, comme disaient les Normands, et comme nous disons nous-mêmes. Le verbe araisnier, cité par Godefroy, est un ancien mot qui signifiait adresser la parole, accuser, assigner. C'est bien l'origine du mot anglais arraignment. On avait dans le même temps le mot araisnement, action d'adresser la parole.
Voir la définition du mot arrainement.
Atout, n. m.
Agréments, qualités extérieures, attraits. Ex. Voilà une femme qui a beaucoup d'atout. En Normandie, le mot adous signifie ornements, parures.
Voir la définition du mot atout.
Barrabas à la Passion.
Etre connu comme Barrabas à la Passion, être connu de tout le monde. Dicton conservé par le patois normand.
Bougonner, v. n.
Gronder entre ses dents. Mot français vieilli, qui, en patois normand, signifie travailler mal, chiffonner.
Voir la définition du mot bougonner.
Calvine, n. m.
Calville. Ex. Des pommes de Calvine. Calville est un petit village de Normandie, et la pomme Calville est particulière à la Normandie. Le nom a été apporté de France, mais la pomme nous est étrangère.
Voir la définition du mot calvine.
Carré, n. m.
Place publique. Ex. Le carré Viger, à Montréal. En Normandie on dit carreau, d'où l'expression jeter sur le carreau.
Voir la définition du mot carré.
Cavée, n. f.
Creux, fosse, vallée. On dit encore cavée en Normandie pour signifier une fosse.
Voir la définition du mot cavée.
Chalin, n. m.--Eclair de chaleur.
En Normandie, câliner veut dire faire des éclairs de chaleur. Cotgrave définit chaline un tonnerre peu bruyant au commencement du jour.
Voir la définition du mot chalin.
Chapelouse, n. f.
Chenille. En Normandie, carpeleuse et charpeleuse se disent. Du latin caro pilosa, chair velue.
Voir la définition du mot chapelouse.
Chiâler, v. n. Pleurnicher. Ex. Cet enfant a chiâlé toute la nuit. Expression acadienne. Vient du normand quiauler pour chiauler, chiailler. Une quiaulée, en normand, est une ribambelle de petits pleureurs.
Voir la définition du mot chiâler.
Couenne, n. f.
--Gazon. Ex. La terre est prise en couenne.
--Peau. Ex. Un individu qui a la couenne épaisse. Se dit au figuré.
--Chauffer la couenne à quelqu'un, lui donner une forte réprimande.
Couanne et couenne se disent en Normandie pour gazon. En Anjou, une couenne est une fainéante.
Voir la définition du mot couenne.
Créature, n. f.
Femme. Ex. Je vais me promener aux Etats, j'amène ma créature avec moi. Je me suis souvent demandé, disait M. Chauveau, si les sermons sur les dangers de s'attacher trop fortement aux créatures ne formaient pas l'origine de cette expression bien canadienne. M. Chauveau se trompait, car le mot créature pour femme se dit en Normandie.
Voir la définition du mot créature.
Cro, cros, n. m.
--Vieille dent ébréchée.
--Barbe. Ex. Je me laisse pousser les cros. En Normandie on se sert du mot barbacro pour désigner de grandes moustaches, barbe en forme de crochet.
De sans, loc.
Locution pour marquer l'oubli ou le manque d'une chose sur laquelle on a droit de compter. Ex. Je lui avais recommandé de m'apporter une boîte de marchandises de la ville, et il est revenu de sans.
Expression usitée en Normandie et citée par Moisy.
Ecuyer, n. m.
Ce mot était usité dans le pays avant que nous l'eussions traduit de l'anglais. Cugnet et Berthelot, avocats, portaient le titre d'écuyer avant la cession du Canada à l'Angleterre par la France. Cugnet le prend dans son livre, un des premiers imprimés à Québec. Il est vrai que c'était sous le régime anglais. Nous lisons sur le Traité des Hypothèques de Basnage «Henry Basnage, Ecuyer, Avocat au Parlement de Normandie». Les raisons que l'on donne pour abandonner ce titre, n'ont rien à faire avec la grammaire et l'étymologie. Elles s'adressent au bon goût seulement; du reste, comme pour le mot Orateur. La question se trouve réglée par la dernière édition du Dictionnaire de l'Académie. Dans les Registres du Conseil Souverain, plusieurs de ses membres et des parties qui comparaissaient devant lui, sont qualifiés d'écuyers. Le titre n'est donc pas de provenance anglaise. Au contraire, il est très probable que ce sont les Anglais qui l'ont emprunté aux Normands.
Voir la définition du mot ecuyer.
Gandolle (en), loc.
En mauvais ordre. Ex. Mes vêtements s'en vont en gandolle. Gandoler, en Normandie, signifie balancer, remuer; le provençal gancillar signifie chanceler.
Gaspille, n. m.
Gaspillage. En Normandie, jeter à la gaspille veut dire jeter des dragées ou des sous à une troupe d'enfants qui se battent pour les ramasser.
Voir la définition du mot gaspille.
Gaton, n. m.
Bâtonnet qui sert a assujettir les ménoires au traîneau. Dans le Perche, gaton signifie bâton; le gaton s'emploie pour serrer la corde qui tient la charge d'une voiture. En Normandie, on dit gâton.
Voir la définition du mot gaton.
Gnasse, n. m. et f.
Niais. Ex. C'est un gnasse. En Normandie, gniot, et dans le Berry, gniogniot, ont le même sens.
Voir la définition du mot gnasse.
Gniole, n. f.
Taloche. Ex. Si tu ne t'arrêtes pas, je vais te flanquer une bonne gniole. Eu Normandie, gniole signifie niaiserie.
Voir la définition du mot gniole.
Godendard, n. m.
--Grande scie qui sert à tronçonner ou à fendre le bois dans le sens de sa longueur.
--Homme très ennuyeux. Depuis que l'on dit: c'est une scie, pour une homme ennuyeux, on a trouvé pour qualifier un homme très ennuyeux l'expression: c'est un godendard. Ce n'est pas du vieux langage canadien, c'est un néologisme populaire greffé sur une importation française. Dans le Perche on dit godendardes. En Normandie, le godenda est une scie de maçon.
Voir la définition du mot godendard.
Halitré, e, adj.
--Gercé par le froid. Ex. J'ai les mains halitrées.
--Enflammé par le frottement. Ex. Cet enfant a les cuisses halitrées.
Ce mot est usité en Normandie.
Jambette, n. f.
Croc-en-jambe. Ex. Je lui ai donné une jambette, et l'ai couché par terre du coup.
En Normandie, le mot gambet s'emploie pour croc-en-jambe. On disait en vieux français jambet.
Voir la définition du mot jambette.
Mainquain, n. m.
Partie du fléau que l'on tient dans la main. Dans le Perche on dit maintain, et en Normandie maintint.
Voir la définition du mot mainquain.
Matapan, n. m.
Homme fort, gros et bouffi. En Normandie, on dit mastapan.
Voir la définition du mot matapan.
Micouanne, n. f.
Grande cuiller. Mot sauvage. C'est la mouvette des Normands.
Voir la définition du mot micouanne.
Mouliner, v. n.
Terre qui se crevasse durant la sécheresse. En Normandie, mouliner veut dire tourner sur soi-même, pirouetter.
Voir la définition du mot mouliner.
Mouron, onne, n. m. et f.
Peureux. Ex. Tu ne veux pas colleter avec ton petit cousin, tu es un mouron.
En Normandie, c'est un terme d'injure. Mouron est le nom donné à la salamandre, petit animal inoffensif, mais que l'on croit venimeux. La répulsion qu'il inspire a fait appliquer son nom à tout individu répugnant.
Niveleux, euse, adj.
Difficile, long à faire. Ex. L'ouvrage que je viens d'entreprendre est niveleux.
En Normandie, niveler veut dire perdre son temps à des riens, et niveleries, minuties, bagatelles.
Nourolle, n. f.
Brioche. En anglais new roll, petit pain frais. En Picardie, on dit norolle, et dans la Haute-Normandie, nourolle comme ici.
Voir la définition du mot nourolle.
Nuisance, n. f.
Dommage, préjudice. Vieux mot français, repris aux Anglais, qui l'avaient retenu des Normands.
Voir la définition du mot nuisance.
Pilot de boeuf, n. m.
Conducteur. En Normandie, on se sert des mots cacheux et cabreux pour exprimer la même idée.
Quiaulée, n. f.
Suite, file. En Normandie c'est aquiaulée, pour exprimer la même idée. Ex. Une quiaulée d'enfants.
Voir la définition du mot quiaulée.
Racroc, n. m.
--Détour, coude. Ex. La rivière Saint-Charles fait un grand racroc vers Lorette.
--Grand repas après les noces. En Normandie on dit racrot, recrot. Lalleman a écrit: «C'est la noce aujourd'hui, c'est demain le récrot.»
--Chemin de traverse qui raccourcit les distances.
Voir la définition du mot racroc.
Revoler, v. n.
Lancer avec force, faire voler. Ex. Je te l'ai fait révoler à dix pieds de moi.
En Normandie avoler signifie la même chose.
Voir la définition du mot revoler.
Rigolet, n. m.
--Tout petit ruisseau. En France, c'est un grand verre. On trouve rigolet pour signifier petit ruisseau, dans le patois normand.
--Petite tranchée pour irriguer les prairies.
Voir la définition du mot rigolet.
Sagant, e, adj. et n. m.
Malpropre, peu soucieux de ses vêtements. En Normandie, on dit sagot.
Sagoter, v. a.
Faire de mauvais ouvrage. D'après Cotgrave, sagoter se disait dans le sens de heurter, secouer rudement. En France, sagoter veut dire mal travailler. En Normandie, un sagot est un homme malpropre.
Voir la définition du mot sagoter.
Torgnolle, n. f.
Soufflet porté à la tête. Ex. Je lui ai allongé une torgnolle qui peut compter. Dans le Berry, on dit également torgnolle. Ailleurs, on dit torniolle pour soufflet qui fait tourner la tête; en Normandie, torgniole, soufflet.
Voir la définition du mot torgnolle.
Vacherie, n. f.
Seigneurie appartenant aux Jésuites, et qui comprend une partie du faubourg de Saint-Roch de Québec, près de la rivière Saint-Charles.
En Normandie, une vacherie est la réunion de vaches se trouvant sur une ferme.
Voir la définition du mot vacherie.
Valtrer, v. n.
Courir les chemins, vagabonder. En Normandie, on dit valter, dans le même sens.
Voir la définition du mot valtrer.
Veûle, adj.
Fatigué, mou, énervé. Ex. Je viens de me baigner, ça m'a rendu veûle. En Normandie, veûle signifie grêle, étiolé.
Voir la définition du mot veûle.
PARLUREQUÉBEC.COM. Dictionnaire de québécismes, 2026
barouetter
(1) Brouetter. (2) Trimballer. S'emploie en patois normand.
Voir la définition du mot barouetter.
carreauté
Normandie, Québec À carreaux. Vêtement carreauté.
Voir la définition du mot carreauté.
taupin
Armoire à glace. Probablement lié avec le « boeuf taupin », ainsi appellé en Normandie en raison de sa couleur de taupe. L'idée serait la même que dans l'expression « fort comme un boeuf ».
Voir la définition du mot taupin.