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Thème « france »

Total de 140 résultat(s) dans notre dictionnaire

drapeau du Québec DUNN. Glossaire franco-canadien, 1880

ANGLIFIER.
Rendre anglais. En France on dit Angliciser, mot dont s'est servi
Chateaubriand et que Littré donne comme néol.

Voir la définition du mot anglifier.

ASSAVOIR.
Vieux, remplacé par Savoir. Pop. Faire assavoir de ses nouvelles.
Encore en usage en Picardie. "Le doubte qui troubloyt son entendement
estoyt assavoir s'il debvoit plourer pour le dueil de sa femme ou rire
pour la joye de son filz (Rabelais)." De ce mot on a créé par corruption
la locution Faire à savoir, qui s'est perpétuée en France: On a fait à
savoir que la vente aura lieu aujourd'hui.

Voir la définition du mot assavoir.

ATTISÉE.
Le dictionnaire donne seulement Attise, s. f., bois que le brasseur
met dans le fourneau. "Une bonne attisée" est un mot bien formé qui
existe dans quelques provinces en France; conservons-le.

Voir la définition du mot attisée.

AUDITEUR.
---- des comptes, est fr. Ce fonctionnaire existait en France avant
1789.

Voir la définition du mot auditeur.

BÉCHÉ.
"Les petits poulets sont bêchés." Se dit dans l'Ouest de la France.

Voir la définition du mot béché.

BEURDAS.
Can. Vient peut-être de bredi-breda, Avec précipitation et confusion.
"Faire du beurdas" sig. Faire du tapage. "Faire le grand beurdas" sig.
Nettoyer les meubles et lessiver la maison. Le mot est usité en
Bretagne. Dans l'ouest de la France, on dit Berdadas pour exprimer un
grand bruit, et Berdadou en parlant du tonnerre: Il fait trop chaud,
j'aurons du berdadou ce soir. Berdasser sig. Faire un bruit
incommode en remuant quelque chose: Les planches berdassent dans la
charrette. Dans le Ctre. de la Fr., on dit Bernasser pour S'occuper de
bagatelles. En Nor., Caliberdas sig. Grand bruit.

Voir la définition du mot beurdas.

BIN.
Pour Bien. Faute de prononciation très commune même en France.

Voir la définition du mot bin.

CAMPE.
Petite cabane au milieu des bois, ou au centre d'un chantier dans la
forêt. La France ne pouvant nous donner ce mot, nous l'avons créé à
propos. "Coucher dans la campe."

Voir la définition du mot campe.

CASTONNADE.
Pop. Se dit presque partout en France pour Cassonade.

Voir la définition du mot castonnade.

CASTOR.
Chapeau. Fr., mais peu usité en France.

Voir la définition du mot castor.

CATÉCHIME.
Pop. en France, pour Catéchisme.

Voir la définition du mot catéchime.

CAUSETTE.
Causerie, courte conversation. N'est pas dans l'Acad., mais est d'un
usage général en France. Elle a plus fait pour moi, dans une causette
d'un quart d'heure, que je n'aurais su faire dans une année (G. Sand).

Voir la définition du mot causette.

CHEUX.
Pour Chez. Faute pop. presque générale en France.
Mon Dieu, je n'avons pas étuguié comme vous,
Et je parlons tout dret comme on parle cheux nous.
Molière.

Voir la définition du mot cheux.

CROSSE.
Non fr. dans les acceptions que nous lui donnons: 1° Le jeu de crosse,
qui nous est venu des Indiens, et dont les Anglo-canadiens ont fait un
mot ridicule, Lacrosse game, 2° Bâton courbé par le bout et garni de
cordes à boyaux, et qui sert, dans la partie de crosse, à lancer la
balle au but. En France, on dirait probablement Raquette. V. ce mot.

Voir la définition du mot crosse.

ÉCUYER.
Titre que portaient autrefois en France les simples gentilshommes et les
anoblis. Chez nous, traduction de l'angl. Esquire, Titre affecté, en
Angleterre, aux simples gentilshommes, aux hommes en place, aux avocats,
aux juges de paix, aux shérifs, etc. Mais comme nous le prodiguons
inconsidérément, comme nous donnons de l'Ecuyer à peu près à tout le
monde, ce titre n'a pas la moindre valeur, il est d'une insignifiance
absolue, il commence même à devenir ridicule; le temps est venu de le
retrancher de notre dictionnaire. A dire le vrai, nous n'aurions jamais
dû l'adopter, puisqu'il n'y a pas au Canada de hiérarchie nobiliaire et
que Esquire est défini A title next below that of knight.

Voir la définition du mot écuyer.

GRATTER.
On dit au fig. dans le Ctre. de la France: "Il n'y a rien à gratter
ici," c. à d. rien à Prendre, à espérer. Nous disons: "Qu'est-ce que tu
grattes ici," c. à d. qu'est-ce qui t'Amène en ces lieux. Pop.
GRÉER ou AGRÉER
(prononcez gré-i-er). Garnir un bâtiment de ses voiles, manoeuvres,
&c, le mettre en état de naviguer. Le pop. adopte une autre acception.
"Greyez-vous, Agreyez-vous," pour Habillez-vous. "Dégreyez-vous," pour
Otez votre par-dessus. "Une femme bien greyée" qui a une belle
toilette. "Maison mal greyée pour recevoir beaucoup de monde."

Voir la définition du mot gratter.

LÉGISLATER.
Ne se trouve nulle part. Est aussi régulier que Légiférer, usité
généralement en France, mais qui toutefois n'est pas dans le dict. de
l'Acad. En angl., To legislate.

Voir la définition du mot législater.

MENOTTE.
Non fr. dans le sens de Petit gant de femme qui laisse le bout des
doigts à découvert. C'est la Mitaine ordinaire en France.

Voir la définition du mot menotte.

ON.
Pour Nous. Cette faute est caractéristique du langage canadien. En
France, elle nous dénonce aux premiers mots que nous prononçons; "Un tel
est venu me voir, puis on a décidé l'affaire," pour Nous avons
décidé.

Voir la définition du mot on.

PAGÉE.
---- de clôture. Can. La longueur d'un piquet à un autre. Est aussi
usité comme mesure de distance: Je n'étais qu'à deux pagées, lorsqu'il
m'a aperçu. En Nor., Espace entre deux colombages, que l'on remplit
d'argile, dans les constructions de bois. En Fr., Travée de grille
sig. Rang de barreaux entre deux pilastres. Travée paraît ainsi le mot
fr. qui se rapproche le plus de pagée. Il est bon de remarquer qu'en
France il n'y a pas de clôtures comme les nôtres.

Voir la définition du mot pagée.

REVUE (À LA).
Employé quelquefois pour Au revoir. Cette faute se commet aussi en
France. En Ch., on dit A la revoyure.
SOUSCRIPTEUR.
---- d'un billet. Vaut mieux, ce semble, que Faiseur ou Prometteur
qui, d'après le dictionnaire, ne s'emploient qu'en mauvaise part, mais
sont usités en France dans le monde des affaires.

Voir la définition du mot souscripteur.

SUCRERIE.
Lieu où l'on fait le sucre, ou Raffinerie, dit le dict. Pour nous, c'est
Une forêt d'érables, avec une ou plusieurs cabanes au milieu et tout le
matériel nécessaire à la fabrication du sucre. Ce mot et tous les autres
termes techniques de l'industrie du sucre d'érable, tels que Brassin,
goudrelle, toque, tire, trempette, entailler, faire couler, sont, pour
nous, aussi français que père et mère; ils sont des premiers que
nous ayons appris dans notre enfance. Ils ne sont pas dans le dict., ou
si quelques-uns s'y trouvent, ce n'est pas avec l'acception canadienne.
Comment la France pouvait-elle nous transmettre la langue d'une
industrie qui n'existe pas chez elle, dont elle n'a pas la moindre idée?
N'est-ce pas à nous plutôt de lui fournir cette langue, et ne doit-elle
pas en enrichir son dictionnaire?

Voir la définition du mot sucrerie.

drapeau du Québec DIONNE. Le Parler populaire des Canadiens français, 1909

Aller (se faire), loc.
Expédier vite une affaire, un ouvrage quelconque. Ex. Si tu veux réussir, tu as besoin de te faire aller. Expression populaire employée, en France, pour signifier berner.
Allumé, adj.
Légèrement pris de vin. En France, la même expression s'emploie pour dire être abreuvé.

Voir la définition du mot allumé.

Annuiter (s'), v. pron.
Se laisser surprendre par la nuit. Expression déjà démodée en France au XVII^e siècle.
Arias, arrias, n. m.
--Embarras, contrariété. Ex. Mes enfants me causent bien du arias.
--Attirail. Ex. Emporte tous tes arias avec toi.
--Tumulte. Ex. Entends-tu le tapage des enfants? Quel arias épouvantable!
En France arias s'emploie bien dans le sens de tracas. Ex. Que d'arias! Le vieux français disait arie.
* Arrow=root, arorout. (m. a.)
Fécule comestible tirée des racines de la marante, du curcuma, etc. Mot usité en France.

Voir la définition du mot arrow-root.

Avents (les), n. m. p.
L'Avent. Ex. Voilà les Avents qui arrivent, l'hiver va commencer. En France, on dit les avents des grands prédicateurs.
Bacon,--bék-onne, (n. m.)
Viande de porc fumée et salée. On disait autrefois en France baconer pour saler. Bacon n'est donc pas un mot emprunté à la langue anglaise. Notre manière de le prononcer lui donne l'apparence anglaise.

Voir la définition du mot bacon.

Bande, n. f.
Corps de musique, de musiciens. Quelques-uns récriminent contre l'emploi du mot bande dans ce sens. Molière a dit: «la bande des musiciens.» Ce mot a dû être importé de France en Angleterre, comme l'a prétendu Blain de Saint-Aubin dans l'Opinion Publique. Le même ajoute que ce mot a été emprunté par les Français aux Italiens.
Il paraît certain que bande, dans le sens de corps de musique, est du bon français, mais, comme le mot a vieilli, il vaut peut-être mieux dire corps de musique, comme on dit aujourd'hui en France.
--Bandage herniaire.
--Avoir de la bande, se dit d'un bâtiment qui penche d'un côté.
--Prendre de la bande, même sens.

Voir la définition du mot bande.

Banqueroute, n. f.
--B. honnête, qui ne nuit pas à la réputation du failli.
--B. frauduleuse, punie par la loi.
Le mot banqueroute signifie faillite et, en France, ne comporte pas de divisions.

Voir la définition du mot banqueroute.

Baquer, v. a. et n.
--Reculer, céder, lâcher. Ex. Nous allons nous entendre pour tâcher d'arriver au pouvoir, mais ne baque pas.
--Aider. Ex. Je vais te baquer, si tu veux me prendre avec toi pour mener cette affaire à bonne fin.
Baquer n'est pas un anglicisme, comme on l'a écrit. On l'emploie encore dans l'arrondissement de Valognes (France) comme ici pour signifier plier, céder. Backer était français autrefois et signifiait reculer, céder. On a écrit que ce mot vient de l'islandais bagaz qui veut dire être empêché, être changé de position.

Voir la définition du mot baquer.

* Bar, n. f. (m. a.)
--Comptoir de restaurant, de buvette. Ex. Tu me rejoindras à la bar du Frontenac.
--Bar, n. m. En France, le mot bar est masculin et s'emploie dans le même sens qu'ici.

Voir la définition du mot bar.

Barattée, n. f.
Contenu d'une baratte, avant ou après la confection du beurre. Ex. J'ai à faire une grosse barattée de beurre.
En France, une barattée désigne le liquide qui reste au fond de la baratte quand le beurre en a été extrait.

Voir la définition du mot barattée.

Barbeau, n. m.
--Larve d'oestrides. Ex. Mon cheval est malade, il a des barbeaux.
--Barbeau de cuisine, le kokerlac, appelé caffard en France.
--Tache d'encre, pâté.
--Poisson dont se sert le pêcheur de morue.

Voir la définition du mot barbeau.

Ber, bers, n. m.
Berceau. Quelques-uns ont cru que le mot ber était une corruption de l'anglais bar. Le D^r Devron a écrit dans les Comptes rendus de l'Athénée Louisianais (janvier 1888), que ce mot est usité en Louisiane dans le sens de berceau, et il cite les Mémoires de la Mère Tranchepain, l'une des premières religieuses ursulines fixées à la Nouvelle-Orléans, pour faire voir qu'elle a été importée de France. Le docteur écrit ber et non pas bers. Cependant on trouve bers dans le Roman de la Rose pour signifier berceau.
Besson, ne, n. et adj.
Jumeau, jumelle. Le Dict. de l'Académie dit que ce mot a vieilli, mais il s'emploie toujours, en France comme en Canada.
Beurre de mai, n. m.
Beurre fabriqué en mai. Ce beurre aurait, dit-on, la propriété de guérir les plaies, les ulcères. En France, on prépare ce beurre avec du sel, on l'étend sur un morceau de toile qui prend alors le nom de toile de mai, et que l'on conserve toute l'année. La même coutume existe ici.
Bisc=en=coin (de), adv.
De travers, de biais. Ex. Ne me regarde pas de bisc-en-coin. En France on trouve bisacoin, bicacoin, en zigzag.
Bisque, n. f.
Farine de blé délayée avec de l'eau, et mangée cuite, forme un plat très peu appétissant. Il y a, en France, une bisque qui est un potage fait avec du coulis d'écrevisses.

Voir la définition du mot bisque.

Bois de corde, n. m.
Bois de chauffage. Ex. J'ai acheté tout mon bois de corde, j'en ai pour l'hiver. Autrefois, en France, pour mesurer le bois, on plantait quatre pieux en formant un carré de huit pieds de côté; et comme les dimensions de cette mesure se prenaient avec une corde, on appela corde la quantité de bois qu'elle pouvait contenir, bois de corde, le bois de chauffage qui se débitait à la dite mesure. Telle est l'origine de l'expression bois de corde.
Braguette, n. f.
Fente de devant d'une culotte. En France, on appelle culottes à braguette celles qui n'ont pas de pont. En Bretagne, bragez a la même signification.

Voir la définition du mot braguette.

Bricoles, n. f. pl.
--Bretelles de pantalons. En France, la bricole est une bande de cuir qui se met aux sabots au-dessus du cou-de-pied.

Voir la définition du mot bricoles.

* Cab, n. m., (m. a.)
Cabriolet de place, à deux ou quatre roues. Le véritable cab est conduit par un cocher qui a son siège en arrière. Quelqu'un faisait remarquer la forme extraordinaire de ce véhicule importé d'Angleterre en France. Un plaisant répondit: «C'est afin que de l'intérieur le supérieur ne puisse voir le postérieur de son inférieur placé à l'extérieur.»

Voir la définition du mot cab.

Cabas, n. m.
Bruit, fracas, tapage. Ex. Allons, les enfants, ne faites pas tant de cabas? En France, ce mot veut dire tromperie, ou s'applique à un meuble lourd et grossier. Dans l'Anjou, c'est un manteau.

Voir la définition du mot cabas.

Cadre, n. m.
Tableau, dessin, gravure encadrés. Ex. Voici un beau cadre. Métonymie, le contenant employé au lieu du contenu. Se dit très souvent en France.

Voir la définition du mot cadre.

Caler, v. n. et a.
--Ruiner. Ex. Ce marchand est calé à tout jamais.
--Enfoncer. Ex. La terre est molle ici, ça cale.
--Devenir chauve. Ex. Tu cales bien de bonne heure, toi, tu as la tête comme un genou.
--Perdre de l'argent. Ex. J'ai calé gros d'argent dans ma dernière spéculation.
En France, caler signifie avoir peur. Ex. Tu caleras quand il faudra te battre. Caler peut venir de cale, calotte. Brantôme parle de la cale ecclésiastique, béguin ou coiffe de soie que les hommes portaient sous le chaperon (camail).

Voir la définition du mot caler.

Calvine, n. m.
Calville. Ex. Des pommes de Calvine. Calville est un petit village de Normandie, et la pomme Calville est particulière à la Normandie. Le nom a été apporté de France, mais la pomme nous est étrangère.

Voir la définition du mot calvine.

Carpe de France, n. f.
Cette carpe est nommée par les botanistes maxostôme doré, cousin germain de la carpe.
Cassot, n. m.
--Estomac. Ex. Avoir le cassot plein.
--Boîte en écorce de bouleau, dont se servent les fabricants de sucre d'érable pour mettre la tire. On l'utilise, en outre, pour la cueillette des petits fruits, des fraises, des framboises, etc. En France, le cassot est une caisse à compartiments où l'on trie les chiffons pour la fabrication du papier.
--Soulever le cassot, morigéner.

Voir la définition du mot cassot.

Castille, n. m.
--Savon de Castille, savon importé de France.
--Hache de castille, hache d'acier. De l'anglais cast steel.

Voir la définition du mot castille.

Cerise de France, n. f.--Cerise.
Cheniquer, v. n.
Abandonner la partie par couardise. Ex. Veux-tu faire encore une partie? Tu refuses, tu cheniques.
On a beaucoup ergoté sur l'origine de ce mot. Est-elle française, anglaise, allemande, hollandaise? En hollandais, slikken, qui se rapproche un peu de cheniquer, veut dire avaler, et slock, goutte. D'après Timmermans, slikken signifierait sangloter, éprouver un spasme de la glotte. En allemand schnitt veut dire coupure, rognure, schnitzer, sculpteur, et aussi faute, bévue. L'étymologie anglaise semble plus rationnelle. Est-elle acceptable? M. Rivard, dans le Bulletin du Parler Français (vol. 1, p. 146), nous apporte le mot sneak, prononcé shneak par une certaine classe d'Irlandais. Comme ce verbe signifie s'en aller furtivement, se sauver, il donne assez bien l'idée de cheniquer. Mais on est en droit de se demander comment il se fait que le mot cheniqueux se rencontre aussi en France, puisque Timmermans le cite pour désigner un buveur d'alcool. Il faudrait donc s'en tenir à l'origine hollandaise.

Voir la définition du mot cheniquer.

Cheniqueux, n. m.
Qui chenique. En France, ce mot signifie buveur d'alcool.

Voir la définition du mot cheniqueux.

Chenu, adj.
--Mesquin, de qualité inférieure. Ex. C'est chenu, cela ne vaut pas grand chose, c'est mesquin.
En France, chenu signifie tout le contraire, c'est bon comme le chêne, d'où chenu semble venir.

Voir la définition du mot chenu.

Chien de France, n. m.
Avoir le nez froid comme un chien de France, très froid.
Chréquien, n. m.
--Chrétien.
--Marcher sur le chréquien, marcher à peau nue. En France on dit marcher sur la chrétienté, sur la chrétienneté.

Voir la définition du mot chréquien.

Cléricature, n. f.
Etude d'une profession. Ex. J'ai fait ma cléricature sous le docteur Lafrance.

Voir la définition du mot cléricature.

Colleteur, euse, n. m. et f.
Qui collette. En France ce mot s'applique à celui qui tend des collets, au braconnier.
Compérage, n. m.
--Fête de la famille à l'occasion d'un baptême.
--Le parrain, la marraine, le père et celle qui porte l'enfant.
En France, le compérage est le lien spirituel du parrain et de la marraine, avec le père et la mère de l'enfant.

Voir la définition du mot compérage.

Comportement, n. m.
Conduite. Ex. Cet écolier a un bon comportement.
En France ce mot veut dire bonne santé.

Voir la définition du mot comportement.

Coquassier, n. m.
Qui élève des coqs. En France, c'est un marchand de volailles.

Voir la définition du mot coquassier.

Coquerelle, n. f.
--Blatte germanique.
--Homme aux cheveux roux.
En France, coquerelle est le nom donné aux noisettes dans leur capsule verte et réunies par trois.
Il y a un insecte assez semblable à la blatte qui se rencontre dans les Antilles et que les Anglais appellent cockroaches. C'est, peut-être, l'origine de notre coquerelle. Il ne serait pas surprenant de rencontrer ce mot dans les colonies ou dans quelque province française.
«Coquerelle, femme qui garde les chanoinesses de Remiremont depuis l'extrême-onction jusqu'à leur enterrement.» (Mémoires de la Houssaye, t. I., p. 9.)

Voir la définition du mot coquerelle.

Cotir, v. a. et n.
--Pourrir. Ex. Nous ne ferons rien de bon avec ce bois, il est trop coti.
--Dépérir. Ex. La maladie m'a coti.
En France, cotir se dit des fruits. Ex. La grêle a coti les pommes. Signifie aussi craquer. Ex. Fais cotir tes doigts.

Voir la définition du mot cotir.

Crèmerie, n. f.
Etablissement où l'on fabrique le beurre. Ex. Avez-vous du beurre de crèmerie à me vendre.
En France, la crèmerie est l'endroit où l'on vend le beurre.

Voir la définition du mot crèmerie.

Crémone, n. f.
Cravate de laine tricotée pour mettre autour du cou, en hiver.
En France, la crémone est une espagnolete pour fermer les croisées.

Voir la définition du mot crémone.

Croquecignole, n. m.
Croquignole, sorte de pâtisserie, ainsi nommée parce qu'elle imite assez la forme que prennent les doigts lorsqu'on veut donner une croquignole ou chiquenaude sur le nez. Dans la région de Montréal, on dit beigne pour croquignole. Beigne est une corruption de beignet, qui est une tout autre espèce de pâtisserie. En France, la pâtisserie qui se rapproche le plus du croquignole, s'appelle casse-museau.

Voir la définition du mot croquecignole.

Débouler, v. n. et a.
--Rouler de haut en bas. Ex. L'enfant vient de débouler l'escalier, il a dégringolé de tout son long. En France, ce mot veut dire s'enfuir au plus vite, courir comme une boule qu'on lance.
--Devenir mère, en parlant de la femme.

Voir la définition du mot débouler.

Dent, n. f.
--Honnête jusque dans les dents, très honnête.
--Avoir la gale aux dents, avoir toujours faim. En France on dit n'avoir pas la gale aux dents pour signifier la même chose.
--Avoir une dent contre quelqu'un, avoir de la rancune.
--Montrer les grosses dents, parler sévèrement.

Voir la définition du mot dent.

Déparler, v. n.
--Délirer, dire des choses insensées. Ex. Ce fiévreux déparle, c'est grave.
--Ecorcher les mots. Ex. Qu'as-tu à déparler?
S'emploie en France pour dire d'un individu qu'il discontinue de parler.

Voir la définition du mot déparler.

Diable, n. m.
--Petit véhicule basculant sur deux roues, qui sert à charger et décharger des bagages, des marchandises. Ceux qui le traînent, tirent évidemment le diable par la queue, et comme ce métier n'a jamais dû être bien lucratif, peut-être est-ce lui qui a donné lieu à la locution tirer le diable par la queue, c'est-à-dire être dans un état voisin de la misère.
--Etre en diable, être furieux.
--Parler au diable, être dangereux.
--Se vendre au diable, se tirer aux cheveux.
--Aller au diable au vert, s'en aller très loin. En France, on dit aller au diable Vauvert.
--Avoir le diable au corps, être malin, rusé.
--C'est le diable à faire, c'est une chose bien difficile à faire.
--Que le diable t'emporte, va-t-en.
--Le diable s'en mêle, tout conspire contre mon affaire.
--Il y a du diable là-dedans, il y a du mystérieux et du mauvais.
--Le diable et ses morts. Ex. Il n'y avait pas de monde le diable et ses morts, c'est-à-dire pas beaucoup de personnes.
--Faire le diable à quatre, faire beaucoup de bruit.
--Envoyer au diable, à tous les diables, congédier vivement.
--Le diable bat sa femme, il pleut et il fait soleil en même temps.
--Le diable est aux vaches, il y a du malheur ou du dommage, l'affaire ne va pas bien.
--Le diable n'est pas pire, le diable n'agit pas autrement.
--Méchant comme sept fois le diable, impossible d'être plus méchant.
--Loger le diable dans sa bourse, être dans la misère.
--Que le diable m'ampue (m'ampute), que le diable m'emporte.
--Pas diable, pas extraordinaire. Ex. Du vin qui n'est pas diable.

Voir la définition du mot diable.

* Dude, doude, (m. a.)
Homme élégant, fashionable, synonyme de petit crevé, en France.

Voir la définition du mot dude.

Ecartiller, v. a.
--Ecarquiller, écarter. Ex. Cesse donc d'écartiller les jambes.
--Ouvrir grand. Ex. Ecartille donc les yeux, si tu veux bien voir.
Ecartillement et écartiller étaient autrefois en usage, en France.

Voir la définition du mot ecartiller.

Ecornifler, v. a.
Espionner. Ex. Qu'est-ce que tu viens écornifler ici? Il n'y a rien pour toi. En France se dit pour voler, râfler à droite et à gauche.

Voir la définition du mot ecornifler.

Ecuyer, n. m.
Ce mot était usité dans le pays avant que nous l'eussions traduit de l'anglais. Cugnet et Berthelot, avocats, portaient le titre d'écuyer avant la cession du Canada à l'Angleterre par la France. Cugnet le prend dans son livre, un des premiers imprimés à Québec. Il est vrai que c'était sous le régime anglais. Nous lisons sur le Traité des Hypothèques de Basnage «Henry Basnage, Ecuyer, Avocat au Parlement de Normandie». Les raisons que l'on donne pour abandonner ce titre, n'ont rien à faire avec la grammaire et l'étymologie. Elles s'adressent au bon goût seulement; du reste, comme pour le mot Orateur. La question se trouve réglée par la dernière édition du Dictionnaire de l'Académie. Dans les Registres du Conseil Souverain, plusieurs de ses membres et des parties qui comparaissaient devant lui, sont qualifiés d'écuyers. Le titre n'est donc pas de provenance anglaise. Au contraire, il est très probable que ce sont les Anglais qui l'ont emprunté aux Normands.

Voir la définition du mot ecuyer.

Endémené, ée, adj.
Espiègle, turbulent, évaporé. Ex. Cet enfant est endémené. Expression très en vogue autrefois en France. (Lac. de S. P.)
Endreitte (à l'), loc.
Côté par lequel une chose doit être regardée. Ex. Regarde à l'endrette plutôt qu'à l'envers. En France on dit à l'endrette pour envers, vis-à-vis.
Envieux, n. m.
Envie, petite pellicule qui se détache de la peau autour des ongles. Ex. J'ai un envieux au pouce. Envieux se dit en France, mais au féminin: une envieux.

Voir la définition du mot envieux.

Equipet, n. f.
Petit compartiment dans un grand coffre, où l'on dépose les menus objets. Probablement du mot éclipèque, qui, en France, veut aussi dire tiroir latéral d'un coffre.

Voir la définition du mot equipet.

Etoupe de France, n. f.
Etoupe très soyeuse employée par les rebouteurs dans les cas de fracture.
Eu,
U. Se prononce le plus souvent u. Tradition du vieux français. On dit bien: j'eus, tu eus, il eut, gageure, avec la son u. Tout ce qui parle bien en France, écrivait Théodore de Bèze, au XVI^e siècle, prononce hureux.

Voir la définition du mot eu.

Feu sauvage, n. m.
Variété d'eczéma au bord des lèvres. En France on dit feu volage.
Fève, n. f.
Haricot. Ce que nous appelons gourgane est la vraie fève. En France, la gourgane est une fève de marais.

Voir la définition du mot fève.

Flouer, v. a.
--Voler. Ex. Il m'a floué pour une grosse somme.
Flouer est probablement une contraction de filouter. Le mot est français, mais il est peu usité en France.

Voir la définition du mot flouer.

Forestier, n. m.
Homme de chantier, chasseur, coureur des bois. M. le D^r J.-C. Taché s'est servi de ce mot pour intituler un de ses ouvrages: Forestiers et Voyageurs. En France, ce mot s'emploie pour désigner celui qui a un emploi dans l'administration forestière.

Voir la définition du mot forestier.

Français (souliers).
Souliers à boucles importés de France sous le régime français. Ce soulier ne se fabrique plus ici, mais le mot est resté pour distinguer le soulier de la botte sauvage.
Frasil, n. m.
Menus morceaux de glace qui se rencontrent à la surface des rivières, l'automne et le printemps. Ce mot semble tirer son origine de fraisil, menues parcelles de charbon qui restent sur la place où le bois a été carbonisé. En France, on dit phasil pour de la braise.

Voir la définition du mot frasil.

Frérot, n. m.
Doubles cousins, ou enfants des deux frères mariés aux deux soeurs. Littré dit: «Frérot, diminutif de frère, familier. Dans le Glossaire du Nord de la France, fréreux, cousins germains, ou enfants de deux frères.» Dans l'ancien français nous trouvons fréreus, cousin fréreux, cousin germain, et fréreur, avec la même signification.--En Auvergne, on dit frarot. «La frarot et lai seurotte se ressounent bien», c'est-à-dire, se ressemblent.

Voir la définition du mot frérot.

Fricot, n. m.
--Mets particuliers aux cuisinières canadiennes, et dont le mot fricot, pris généralement, couvre la variété.
--Festin, dîner où sont conviés les parents et amis à l'occasion d'une fête de famille, d'une noce, etc.
--Confusion, désordre, pêle-mêle.
En France, fricot signifie bombance; c'est le plat qui résulte de l'action de fricoter.

Voir la définition du mot fricot.

Gâchiller, v. a. (Cl.)
Gâcher. Ex. Il a gâchillê cette besogne. Se dit dans le centre de la France.

Voir la définition du mot gâchiller.

Gaffer, v. a.
--Saisir avec la gueule. Se dit d'un chien qui saisit rapidement l'aliment qu'on lui jette.
--Empoigner. Ex. Je l'ai gaffé par le bras et l'ai sorti de l'eau. Gaffer, en France, se dit pour manger en glouton, comme un chien.

Voir la définition du mot gaffer.

Galetas, n. m.
--Mauvais lit, paillasse dure.
--Grenier à foin.
En France, le galetas est un logement misérable ou un logement sous les combles.

Voir la définition du mot galetas.

Galimafrée (à la), loc.
Manger à la galimafrée, prendre une bouchée à la dérobée.
En France la galimafrée est un ragoût copieux de toutes sortes de viandes.
Gargote, n. f.
Cuisine. Ex. Nous irons au lac à la Galette, et c'est moi qui se charge de la gargote.
En France, une gargote est un lieu où l'on mange malproprement.

Voir la définition du mot gargote.

Garouage, n. m.
Vagabondage, flânerie. Ex. Mon mari est parti en garouage, cherche où. Ce mot vient probablement de l'expression courir le loup-garou. En France, aller en garouage, c'est se dissiper, courir la prétentaine.--Ici, l'expression ne veut rien dire de plus que flâner, courir d'une maison à l'autre.

Voir la définition du mot garouage.

Gaudriole, n. f.
Mélange de son et d'eau pour l'alimentation du bétail. En France, la gaudriole est une plaisanterie un peu libre.

Voir la définition du mot gaudriole.

Gavagner, v. a.
--Détériorer. Ex. Mes vêtements sont pas mal gavagnés.
--Troubler. Ex. J'ai une idée qui me gavagne.
En France, ce mot signifie gaspiller, gâter.

Voir la définition du mot gavagner.

Gilet, n. m.
Veste ou veston. Ex. Mets ton gilet, mon vieux, il fait encore trop froid pour sortir en veste. En France, le gilet correspond à ce que nous appelons la veste.

Voir la définition du mot gilet.

Guillaume, n. m.
Guingamp, étoffe fine et lustrée fabriquée à Guingamp, en France.

Voir la définition du mot guillaume.

Habitant, n. m.
Cultivateur vivant à la campagne. Cette appellation remonte aux premiers temps de la colonie. Du temps de Champlain, il y avait deux espèces d'immigrants: les véritables, les sérieux, et les oiseaux de passage. On les distinguait en nommant les premiers, les habitants, et les seconds, les hivernants, c'est-à-dire qu'ils ne faisaient qu'hiverner dans la Nouvelle-France, avec l'intention de s'en retourner dans l'Ancienne, à la première occasion favorable. Les habitants sont restés attachés au sol, et les hivernants sont disparus les uns après les autres sans laisser de traces bien profondes.
--Faire l'habitant, ne pas faire l'habitant, sont des expressions assez communément employées pour dire: être mesquin en affaires, ou ne pas l'être.
--Un gros habitant, un habitant riche.
--Un petit habitant, un habitant plus ou moins pauvre.
--Un habitant à l'aise, qui vit dans l'aisance.
--Habitant dos blanc, terme de mépris d'usage assez fréquent chez les jeunes gens.

Voir la définition du mot habitant.

Jacasse, n. m. et f.
Homme ou femme qui bavarde. En France, ne s'emploie que pour les femmes.

Voir la définition du mot jacasse.

Jaquette, n. f.
Chemise de nuit pour hommes, femmes et enfants. La jaquette en France est un vêtement extérieur tant pour hommes que pour femmes et enfants.

Voir la définition du mot jaquette.

Limer, v, n.
Pleurer à demi, sans larmes, pour témoigner du mécontentement. Ex. Achève de limer, mon petit, c'est ennuyant à la fin. Limer s'entend pour pleurer, dans l'arrondissement de Pont-l'Evêque, en France. Peut être une corruption de himer ou gimer, gémir, pleurer.

Voir la définition du mot limer.

Lurette (belle), loc.
Longtemps. Ex. Il y a belle lurette que j'ai fini ma besogne.
L'expression est usitée en France, mais familièrement. Lurette signifie en rouchi une chose sans durée, sans consistance.
Marcassin, n. m.
Petit cochon. En France, ce mot s'applique au petit du sanglier.

Voir la définition du mot marcassin.

Margoulette, n. f.
Mâchoire, bouche, bas du visage. Ex. Je lui ai cassé la margoulette.
Le mot est français et populaire en France, et signifie la même chose qu'en Canada.

Voir la définition du mot margoulette.

Mi=carême, n. f.
Homme masqué. Ex. Les mi-carêmes vont passer ce soir, préparons-nous à les recevoir. Autrefois, en France, il y avait les carême-prenants, c'est-à-dire ceux qui couraient en masque, mal habillés, dans les rues, pendant les jours gras.

Voir la définition du mot mi-carême.

Mistanflûte!
Employé comme interjection, pour exprimer la surprise. En France, l'expression à la mistanflûte s'applique à une chose faite d'une façon extravagante. Vient de miston, compagnon dont on fait peu de cas; sa vue suffit pour rebuter quelqu'un et lui fait dire zute! flûte! (Tim.)

Voir la définition du mot mistanflûte!.

Morue, n. f.
--Habit à queue de morue, ou simplement queue de morue, habit de cérémonie.
--Interjection pour marquer la souffrance. Ex. Cré morue! que je me suis fait mal!

Voir la définition du mot morue.

Nortureau, n. m.
--Cochon de lait. En France, on dit nourturiau et notureau, avec la même signification.
--Enfant espiègle. Ex. Sauve-toi, mon petit nortureau.

Voir la définition du mot nortureau.

Parlement, n. m.
Assemblée où il se prononce beaucoup de discours. Ex. Viens-tu à Beauport, nous allons avoir un beau parlement. En France, on dit d'un bavard qu'il est un parlement sans vacance.

Voir la définition du mot parlement.

Patinoir, n. m.
Pavillon des patineurs, en France. Le mot patinoir pourrait être accepté par tout le monde.

Voir la définition du mot patinoir.

Péter sur le trèfle.
Viser à la délicatesse par des manières doucereuses et affectées.
Le trèfle est un végétal inférieur, à cause de sa petite tige. Il faut peu de vent et de secousse pour l'abattre. En France, on dit grêler sur le persil, pour exercer une autorité contre des gens faibles et dans les affaires sans importance.
Picote, n. f.
Variole, petite vérole. Godefroy donne picote pour petite vérole. Ce mot nous vient de France. Un de ses principaux attributs est de bien dépeindre les effets de cette terrible maladie.

Voir la définition du mot picote.

Pignoche, n. f.
--Chiquenaude.
--Morceau de sucre du pays ayant la forme d'un cornet. Pignoche veut dire cheville, en France.

Voir la définition du mot pignoche.

Pirouche, n. f.
Oie. En France, on trouve le mot piron, pirotte, pour désigner l'oie femelle.

Voir la définition du mot pirouche.

Pissat, n. m.
Urine de toute nature. En France, ne se dit que des animaux.

Voir la définition du mot pissat.

Plaint, n. m.
Plainte, gémissement occasionné par la souffrance. Ex. Il est mort sans faire entendre un plaint.

Voir la définition du mot plaint.

Pomper, v. a.
Tirer les vers du nez. Ex. J'ai pu le pomper à mon goût, j'en ai appris long.
En France, pomper, c'est manger des yeux.

Voir la définition du mot pomper.

Ponger, v. a.
Eponger. Nous trouvons ponger, en France, pour presser, exprimer.

Voir la définition du mot ponger.

Poudrerie, n. f.
Se dit pour désigner la neige soufflée par le vent sous forme de poussière en tourbillonnant. En France, poudrerie est une fabrique de poudre. A l'île Miquelon, on emploie le mot poudrin dans le même sens que poudrerie en Canada.

Voir la définition du mot poudrerie.

Présent, n. m.
Petite tache blanche qui vient sur les ongles, et l'on prétend, dans le peuple, que chaque tache représente un présent à venir. Chez nos compatriotes d'origine anglaise, l'horoscope est un peu différente. Une tache sous l'ongle du pouce annonce aussi un cadeau. Mais sous l'ongle de l'index, c'est un ami qui va se déclarer; sous celui du médius, un monsieur ou une demoiselle à marier; sous celui de l'annulaire, un ennemi; et enfin la tache sous l'ongle de l'auriculaire, fait présager une jolie promenade.
En France, cette tache blanche s'appelle un mensonge.

Voir la définition du mot présent.

Puret, n. m.
Bouton qui vient sur la peau. En France, on dit puron.

Voir la définition du mot puret.

Ratatouille, n. f.
Personne vicieuse, qui ne vaut rien. En France, c'est un ragoût grossier, ordinaire du soldat. Le cuisinier ratisse le fond pour qu'il ne brûle pas, et le touille (mêle, agite) pour que les ingrédients soient bien mélangés.

Voir la définition du mot ratatouille.

Recopié, e, adj.
Ressemblant. Ex. C'est sa mère toute recopiée. En France on dit recopi, du verbe recopir, recracher.
Rigolet, n. m.
--Tout petit ruisseau. En France, c'est un grand verre. On trouve rigolet pour signifier petit ruisseau, dans le patois normand.
--Petite tranchée pour irriguer les prairies.

Voir la définition du mot rigolet.

Sagoter, v. a.
Faire de mauvais ouvrage. D'après Cotgrave, sagoter se disait dans le sens de heurter, secouer rudement. En France, sagoter veut dire mal travailler. En Normandie, un sagot est un homme malpropre.

Voir la définition du mot sagoter.

Savon, n. m.
--Réprimande. Ex. Papa n'est pas content, j'ai peur d'attrapper un savon.
--Savon de France, savon fabriqué à l'étranger.
--Savon du pays, fabriqué chez les cultivateurs avec des graissages.

Voir la définition du mot savon.

Sept, adj.
Sept ans et sept carêmes, longtemps. Ex. Ça va être long, j'en ai pour sept ans et sept carêmes. En France, on dit sept ans pour un carême; en Anjou, sept ans et un carême.

Voir la définition du mot sept.

Surette, n. f.
--Oseille. En France on dit surelle, surielle et suret.
--Bonbon acide.

Voir la définition du mot surette.

Tiretaine, adj.
Gêné dans ses vêtements. En France la tiretaine est le nom de plusieurs étoffes anciennes en laine ou mélangée ou pure. Nous disons d'une personne que ses vêtements semblent étouffer, qu'elle est tiretaine.

Voir la définition du mot tiretaine.

Tonde, n. m.
Amadou. Ex. Passe-moi du tonde pour allumer ma pipe. En France, tonde est féminin. De l'islandais tundr, allumer.

Voir la définition du mot tonde.

Toupiner, v. n.
Toupiller. Tourner sur soi-même comme une toupie, c'est-à-dire ne rien faire tout en ayant l'air de faire beaucoup. Le toupin, en France, est le sabot ou toupie que l'on fait tourner à coups de fouet.

Voir la définition du mot toupiner.

* Township, n. m., (m. a.)
Ce mot n'a pas d'équivalent en français. M. de Tocqueville dit que le township tient le milieu entre le canton et la commune de France.--Canton est le mot qui semble le mieux rendre l'idée. Conservons township.

Voir la définition du mot township.

Warou, n. m.--Loup-garou. En France, varou et warou.

Voir la définition du mot warou.

drapeau du Québec PARLUREQUÉBEC.COM. Dictionnaire de québécismes, 2026

-tu
Familier Particule interrogative équivalent au « -ti » en français populaire de France. Y pleut-tu?: Y pleut-ti?

Voir la définition du mot -tu.

cru
Belgique, France rég., Québec, Suisse Froid et humide. Il fait cru ce matin.

Voir la définition du mot cru.

débarrer
Ouest de la France, Québec Déverrouiller.

Voir la définition du mot débarrer.

garrocher
Ouest de la France, Louisiane, Québec (1) Caillasser. (2) Lancer, balancer. (3) Se garrocher: se précipiter.

Voir garrocher sur le blogue.

Voir la définition du mot garrocher.

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